messidor an ni
La Commission des travaux publics au Comité des travaux publics.
Paris, le 2 messidor, i'an 3° de la République française, une et indivisible.
[1] Vous nous avez renvoyé, citoyens représentants, notre rapport du 8 ventôse dernier sur les réclamations des entrepreneurs de l'hos-
pice des Incurables, et vous nous en demandez un nouveau sur le mode d'indemnité à accorder. Nous vous observons que noire premier rapport remplit votre iiit(Mition, puisfjue nous vous proposons dans les conclusions de faire dresser deux extraits des différents mémoires; le premier, qui contiendrait les ouvrages faits dans l'année de l'adjudication, avec les prix tels qu'ils y sont portés, sans y faire aucune augmentation, et le second, qui comprendrait ceux exécutés depuis et qui seraient réglés en proportion du renchérissement des matériaux et de la main-d'œuvre, selon les époques des augmentations. Il nous serait d'autant plus difficile de vous proposer un autre mode que nous ne l'avons adopté qu'après avoir soigneusement examiné cette affaire et après avoir consulté les architectes qui en avaient connaissance, c'est pourquoi nous vous renvoyons le dossier complet pour que vous l'examiniez de nouveau. Si vous croyez, citoyens représentants, que nous puissions vous fournir d'autres renseignements, nous nous empresserons de vous satisfaire, aussitôt que vous nous aurez fait connaître vos intentions.
Salut et fraternité.
(Signé) : Rondelet.
La Commission des travaux publics au Comité des travaux publics. Paris, le 9 1 messidor, l'an S*" de la République française, une et indivisible.
[î>] La Commission vous fait le renvoi, citoyens, du dossier relatif à l'hospice des Incurables qu'elle vous avait déjà envoyé, avec une lettre en date du 2 messidor, dans laquelle elle vous rappelait son rapport du 8 ventôse.
Elle vous remet sous les yeux toutes ces pièces afin que vous vouliez bien prononcer définitivement sur toute cette affaire.
Salut et fraternité.
(Signé) : Rondelet.
Originaux signés (2 p.), Archives nationales, F'^ 8^2.
RAPPORT A LA COMMISSION DES TRAVAUX PURLICS ET LETTRE DE LA MEME COMMISSION CONCERNANT DIVERSES REPARATIONS À FAIRE À L'HOPITAL DES INCURARLES, AVEC SUPPLIQUES DES MALADES AUX MEDECINS.
1 '1-17 messidor an m.
COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS. HAPPORT À LA COMMISSION
ih messidor an m.
[1] Le citoyen Perdereau adresse à la Commission trois rapports, le premier, en date du 7 messidor, et les deux autres, en date du 1 1 du même mois , relativement à plusieurs réparations à faire à l'hospice des Incurables. Il s'agit dans le premier rapport de remanier la couverture du comble du charbonnier qui est dans la basse-cour, ainsi que celle d'une serre qui donne sur la longue allée des hommes. Le tout est présumé devoir occasionner une dépense de 2,3oo^.
Les réparations mentionnées au second rapport consistent dans le carrelage en brique de l'âtre de la cheminée de la cuisine, la suppression d'un tuyau de cheminée lézardé et qui n'est d'aucun usage, et des pierres neuves à remettre aux tampons des deux regards de la grande cour et d'un de ceux qui se trouvent dans la rue, la dépense du tout est évaluée à
Les réparations demandées par le troisième rapport se réduisent à plancheyer quatre chambrettes, dont l'humidité peut influer sur la santé des infirmes qui les habitent, et à revêtir en planches le gros mur, seulement dans hi partie à laquelle les lits sont adossés. Cette opération est évaluée à 936^, et la nécessité en est constatée par les certificats des oihciers de santé de l'hospice.
On propose à la Commission d'autoriser le citoyen Perdereau à faire exécuter les réparations cy-dessus énoncées.
La Commission des travaux publics nu citoyen Perdereau, architecte. Paris, ie 17 messidor, an 3' do la i'iépubiique , une et indivisible.
I 9 I D'après l'examen des rapports que tu nous as adressés f citoyen, les y et 1 1 de ce mois, relativement à plusieurs réparations à faire à l'hospice des Incurables , nous t'autorisons à faire exécuter ces réparations en te renfermant exactement dans les dispositions contenues dans les rapports que tu nous as fait passer, et nous t'invitons à faire faire ces travaux avec la plus grande célérité et la plus grande économie possible, et à faire en sorte que la dépense qui doit en résulter n'excède pas l'évabiation annoncée dans le rapport que tu as fait de ces ouvrages.
Aux citoyens médecins et chirurgiens de TJiospice des Incurables de Paris.
Paris, re ^^3 flon-al, l'an 3" de la République. Citoyens,
Les citoyens Leriche et Boucrel, tous deux malades el infirmes de cette maison, occupent les n°' 11 et 1 a à l'ouest de la 5° salle , ci-devanl dite Saint- Joseph , ils vous prient de considérer que les 2 cabinets qu'ils habitent sont très malsains pour leur sanlé, vu l'humidité qui existe dans leurs cabinets en tout temps et saisons, joint à ce que le terrain qui est continu à cette salle est exhaussé de deux pieds du rezde-chaussée de ladite salle , c'est ce qui rend leurs cabinets encore plus humides et plus malsains.
Il espèrent , citoyens , que vous voudrez bien approuver leur demande , qui est (le faire plancheyer leurs cabinets, comme ils fêtaient ci-devant, comme chose urgenle et nécessaire, afin que le citoyen Pedereau, architecte de ladite hospice, puisse en ordonner l'exécution, ils vous en auront toute leur vie une parfaite reconnaissance.
Salut et fraternité.
Nous soussignés,' médecin et chirurgien de l'hospice des Incurables, jugeons la demande des citoyens juste et nécessaire à leur santé, en conséquence, il nous paraît urgent de faire plancheyer leurs cahinets pour les préserver des maladies résultantes d'un local humide.
(Signé) : Delaporte, DrMAs.
Le citoyen Iluot, salle pitmière, n" 2 , a représenté aux chirurgien et médecin
que le cabinet qu'il occupe est d'une humiditë à tout y pourrir, et que lui ou tout autre y contractera des infirmités mortelles; en conséquence, il demande que l'administration donne des ordres à l'architecte pour le faire plancliéier.
(Signé) : Delaporte, Dumas.
Le citoyen Huau, salle Saint-Charles, n° i, ayant un cabinet très humide, a besoin d'un plancher pour la salubrité de l'air. En foi de ({uoi j'ai donné le présent certificat. Le 9 messidor, 3° année républicaine.
(Signé) : Ddmas, officier de santé.
Originaux signés et miaules (5 p.), Archives aationaies, F'^S-'ia.
ARRÊTÉ DU COMITÉ DES TRAVAUX PUBLICS, PORTANT QUE LES TRAVAUX EXÉ- CUTES À L'HÔPITAL DES INCURABLES PENDANT L'ANNÉE DE L'ADJUDICA- TION SERONT PAYÉS SUIVANT LES PRIX STIPULES ET AUTORISANT LA COMMISSION À FAIRE RÉGLER CEUX FAITS DEPUIS, AVEC LETTRE D'EN- VOI.
a4 messidor an m.
La Commission des travaux publics au citoyen Perdereau, architecte.
Paris, ie 26 thermidor, an 3'.
La Commission vous transmet, citoyen, copie certifiée d'un arrêté du Comité des travaux publics, relativement au règlement des mémoires d'ouvrages faits à l'hospice des Incurables. Elle vous invite à lui procurer tout ce qui pourra la mettre à même de mettre cet arrêté à exécution et de terminer cette affaire.
EXTRAIT DU RRGISTRE DES ARRETES DU COMITE DES TRAVAUX PUBLICS DE LA CONVENTION NATIONALE.
Du a/i messidor, an 3'.
Le Comité arrête que les travaux exécutés à l'hospice des Incurables pendant l'année de l'adjudication seront payés suivant les prix qui y sont portés; quant aux travaux faits depuis, attendu qu'il n'y a pas eu
d'époque fixée pour leur achèvement et qu'il a été impossible de les terminer dans l'année de l'adjudication, la Commission est autorisée à en faire régler le montant.
Pour extrait conforme :
Signé : MkRnkGOîi , président; Barrot, secrétaire.
Pour copie conforme et pour la Commission : Le chef des bureaux du secrétariat, (Signé) : Fillette-Loraux.
Minute et copie (a p.), Archives nationales, F" 842.
RAPPORT À LA COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS AU SUJET DE LA DE- MANDE DE L'ARCHITECTE PERDREAU DE FAIRE, SANS AUTORISATION, DE MENUES RÉPARATIONS DANS LES HOPITAUX ET DE LA DEMOLITION PRO- POSEE D'UN PETIT BÂTIMENT À L'HOPITAL DES INCURABLES.
a 6 messidor an m.
RAPPORT À LA COMMISSION
•26 messidor an 3°.
Le citoyen Perdreau, architecte, expose à la Commission que les couvertures des hospices dont les travaux lui sont confiés exigent des réparations si fréquentes qu'il ne peut résulter qu'une lenteur préjudiciable de l'obligation de faire un rapport pour oJjtcnir l'autorisation nécessaire, à mesure qu'il se présente quelques-unes de ces menues réparations. Il demande à être autorisé à y procéder sur-le-champ, toutes les fois que les parties à remanier n'excéderont pas 6 toises et que celles à reconstruire à neuf n'en passeront pas 3 , il demande également à faire sans avoir besoin d'autorisation les différentes réparations en soudure aux cheneaux et descentes des eaux, à moins qu'il ne faille un changement de plomb.
A cette lettre est joint un rapport du méine architecte adressé aux surveillants de l'hospice des Incurables , il y expose l'inutilité d'un petit bâtiment dépendant de cet hospice et destiné à recevoir les dépouilles
des malades après leur décès, mais qui ne peut servir à cet usage à cause de l'excessive humidité qui y règne. Ce bâtiment malsain est d'ailleurs en si mauvais état que les réparations qu'il exige coûteraient environ 5,5oo^, il demande en conséquence qu'il soit démoli et qu'il soit construit dans son emplacement un petit escalier pour communiquer du logement de l'économe avec le cabinet d'aisance qui se trouve dans la cour, il propose en outre d'ouvrir sur cette cour des bayes de croisées , pour éclairer le passage qui conduit aux salles et qui est très obscur dans cette partie. Cette opération, y compris la démolition, l'établissement du petit escalier et le percement de bayes de croisées , est évaluée à une somme de 3,50 0*^, elle est d'ailleurs approuvée par les surveillants dudit hospice.
On propose à la Commission d'autoriser cette demande du citoyen Perdreau et d'approuver également les conditions auxquelles il propose d'être dispensé de faire un rapport préalable à la Commission pour les menues réparations.
Approuvé.
Rondelet.
Minute, Archives natiutiaies, F'^8/i9.
RAPPORT À LA COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS SUR LA PROPOSITION FAITE PAR L'ARCHITECTE PERDREAU DE REMPLACER LA COUVERTURE DE TUILE DES CENT DEUX CARINETS ENTOURANT LES HUIT GRANDES SALLES VOÛTÉES DU REZ-DE-CHAUSSÉE PAR UNE COUVERTURE D'ARDOISE, CON- CLUANT À UNE SIMPLE RÉPARATION DES TUILES.
1*"' thermidor an m.
Le citoyen Perdereau ayant exposé qu'il pleuvait continuellement dans les cabinets destinés à l'usage des malades et entourant les huit grandes salles voûtées à rez-de-chaussée de l'hospice des Incurables, que cet inconvénient provenait du peu de pente des combles et de ce qu'ils étaient couverts en tuiles, a proposé à la Commission, pour y remédier, de les faire couvrir en ardoise, et a évalué la dépense à laquelle ce changement devait donner lieu à 45,900^, en observant que la tuile qui sert actuellement peut valoir 9,000^, qui seraient à dé-
duirc sur la somme de /i5,c)00^, à laquelle il a lixé la totalité des travaux.
La Commission a chargé le citoyen Renaud de se transporter à l'hospice des Incurables, à l'effet de prendre des renseignements sur l'exposé, ainsi que sur la proposition du citoyen Perdereau, et de lui faire ensuite un rapport.
Le citoyen Renaud fait passer à la Commission le rapport par lequel il annonce ({u'après avoir examiné les combles, il a reconnu que la pente entre le quart et le cinquième était suffisante pour que la couverture puisse rester en tuile, que l'humidité que l'on aperçoit dans quelques cabinets n'a pu être occasionnée que par quelques tuiles cassées ou maldroites, par où les grands vents peuvent avoir poussé la pluye, mais que cet inconvénient ne peut avoir lieu que rarement. Il expose en outre qu'une partie du grand comble est garnie de cheneaux en plomb, et que dans les parties où il n'en existe pas, les eaux, tombant avec rapidité sur les combles des cabinets, peuvent produire l'humidité dont on se plaint, et qui n'aurait pas lieu, s'il y avait des cheneaux sur tous les murs pour recevoir les eaux du grand comble.
Il pense que les travaux proposés ne sont pas d'une très grande urgence, mais qu'il est à propos de faire une recherche générale sur tous les combles des cabinets afin d'enlever les tuiles maldroites et cassées , et refaire les solives qui peuvent être dégradées et procurer aussi l'humidité dont il est question.
On pense, d'après l'exposé du citoyen Renaud, que la Commission peut autoriser seulement une recherche sur la couverture des combles des cabinets pour en supprimer les tuiles maldroites et cassées , et faire la réparation des solives dans toutes les parties où elle pourra être nécessaire.
Si la Commission est de cet avis, on propose d'écrire au citoyen Perdereau, d'après cette conclusion.
Approuvé.
Rondelet.
Minute, Archives nationales, l'''^ 8/12.
ARRÊTÉ DU COMITÉ DES SECOURS, ORDONNANT LE PAYEMENT D'UNE FOURNITURE DE LEGUMES FAITE À L'HOPITAL DES INCURABLES.
29 thermidor an m.
Le Comité des secours publics, sur le rapport d'un de ses membres, d'après celui de la Commission des secours, concernant une demande du citoyen Cbarrier, afin de payement du prix d'une provision de légumes secs qu'il a fourni à l'hospice des Incurables, arrête que la Commission des secours payera au pétitionnaire la somme qui lui est due aux termes de l'engagement qu'il a contracté; quant au surplus qu'il répète à titre d'indemnité, le Comité, considérant que cette demande est fondée sur des pertes que le pétitionnaire prétend avoir essuyées par le fait du Gouvernement, renvoyé ladite demande au Comité de salut public.
Fait et arrêté le 29 thermidor an 3".
(Signé) : Bézard et Noailly.
Extrait des registres des arrêtés et des procès-verbaux des séances du Comité des secours, Archives nationales, F'^* 3, fol. lii, AF* 11/13, fol. 35.
RAPPORT DU CITOYEN PERDREAU, ARCHITECTE DE L'HOPITAL DES INCU- RABLES, À L'EFFET DE FAIRE REPARER LES PANNEAUX DE PLOMB DES VITRAUX ÉCLAIRANT LES GRANDES SALLES DU REZ-DE-CIIAUSSÉE , EN- DOMMAGES PAR L'EXPLOSION DE LA POUDRIERE DE GRENELLE.
i5 fructidor an m.
Paris, ce i5 fructidor, an 3° de la République française, une et indivisible.
L'architecte dudit hospice représente à la Commission des travaux m. 18
publics que les grandes salles, tant des hommes que des femmes, au rez-de-chaussée dudit hospice , ainsi que différents couloirs et passages sont éclairés par des vitraux à panneaux en plomb , lesquels panneaux n'ayant été réparés depuis trois années et ayant souffert lors de l'explosion de la poudrière de Grenelle, il est nécessaire de faire les réparations dont ils sont susceptibles, consistant principalement à y remettre de nouveaux liens, cette réparation est d'autant plus urgente et nécessaire pour la conservation desdits vitraux que voici l'instant où l'on va en faire le nettoyage, tel il est d'usage, cette opération évaluée coûter la somme de dix-sept cent livres,
(Signé) : Perdereau.
Original signé. Archives nationales, F'* 863.
RAPPORT DU CITOYEN PERDREAU, ARCHITECTE DE L'HOPITAL DES INCU- RARLES, À L'EFFET DE FAIRE PLANCHEIER DEUX CIIAMDRETTES TRES HU- MIDES, L'UNE DANS LA SALLE DES HOMMES, L'AUTRE DANS LA SALLE