DES FEMMES
ai fructidor an m.
Paris, ce 9^ fructidor, an 3° de la République française, une et indivisible.
L'architecte dudit hospice représente aux citoyens chargés de la surveillance des hospices civils de Paris que, sur les représentations faites , tant par le citoyen Barré , salle 1'^ des hommes, n" 1 7, que de la citoyenne d'Eglise, salle i'"'' des femmes, n° 1, tous deux malades dudit hospice, à l'effet d'obtenir que leurs chambrettes soient plancheyées, ainsi cjue la partie du mur au droit du dossier du ht, vu que l'humidité qui y existe est dans le cas de leur faire contracter de nouvelles infirmités; lesquelles réclamations ci-jointes ont été reconnues justes par les officiers de santé , après examen fait desdites demandes et avoir reconnu qu'il existe une très grande humidité dans lesdites chambrettes, nous vous proposons de les faire plancheyer, tel il a déjà été fait en différentes chambrettes des salles, laquelle opération peut présenter ne dépense de 1,227^, il vous invite à prendre cet objet en considé-
ration, pour, sur votre avis, so faire autoriser par la Commission des travaux publics à en faire faire l'exécution.
(Signé) : Perdereau.
La Commission des secours publics ayant reconnu la nécessité des ouvrages, dont est question au rapport ci-dessus, invite celle des travaux publics à donner au citoyen Perdereau les ordres nécessaires.
Ce a/i fructidor, an trois de la République.
(Signé) : Dernieau.
Le citoyen Barré, salle Saint-Charles, n" 17, représente aux citoyens composant l'Administration que son cabinet est d'une humidité que tout y pourrit, qu'il craint d'y contracter de nouvelles infirmités, vous prie de donner des ordres pour le faire planchéier.
Signé : Dumas.
Bon à exécuter : Laverne.
La citoyenne d'Eglise, salie Notre-Dame, ayant un cabinet très humide, a besoin d'un plancher pour la garantir des suites de l'humidité. (]e 16 thermidor, 3^ année républicaine.
Signé : Laverne, Dumas.
Originaux signés (3 p.). Archives nationales, F" 8^2.
RAPPORT DU SIEUR PERDEREAU , ARCHITECTE DE L'HOPITAL DES INCURABLES, PROPOSANT, PAR ECONOMIE, UNE NOUVELLE DISPOSITION DES TUYAUX DE POÊLES DES GRANDES SALLES DU REZ-DE-CHAUSSEE, EN LES RE- UNISSANT À CEUX DES PREMIERS ETAGES.
a vendémiaire an iv.
Du 2 vendémiaire, an h" de la llépublique française.
L'architecte dudit hospice représente à la Commission des secours
que, dans le courant de vendémiaire an h^, l'on va monter les poêles chauffant les salles des malades, il vous observe que dès l'année dernière les tuyaux des poêles étaient en très mauvais état, que cependant, pour éviter la dépense, ils furent réparés, mais que celte année il est de toute impossibilité qu'ils le soient en grande partie de nouveau, étant détruits par la rouille ut d'usure.
Comme les dépenses sont énormes en ce moment et que d'après le compte qu'il s'est rendu, les tuyaux qui seraient nécessaires en remplacement de ceux usés présentent une dépense d'environ 12,000 livres, il vous proposerait de la réduire à 6,000 livres en employant le moyen ci-après, qui présente, tant pour le moment, une économie réelle, que pour toujours, un entretien bien moins considérable, consistant à ne plus faire passer les tuyaux des poêles des grandes salles du rez déchaussée extérieurement, de les faire monter perpendiculairement dans lesdites salles, les faire passer à travers les voûtes et réunir lesdits tuyaux avec ceux des poêles des salles du premier, en leur donnant le diamètre suffisant, d'où il résulte une bien moins grande quantité de tuyaux et moins d'entretien, en ce que n'étant point extérieurs, ils ne sont point susceptibles de la rouille. De plus, les salles du premier auront le double avantage d'être mieux chauffées , ce qui produira une moindre consommation de bois.
Il vous invite à prendre cet objet en considération, pour, sur votre avis, se faire autoriser par la Commission des travaux publics à en faire faire l'exécution. Signé : Perdereau.
Plus bas est écrit : bon à autoriser.
Signé : Levasseur et Thouret.
Ensuite est écrit :
Vu l'économie qui résultera des changements proposés par l'architecte, la Commission des secours l'autorise à les exécuter, sauf à rendre du tout compte à la Commission des travaux publics.
Signé : Derniead.
Copie, Archives nationales, F'^ 8/42.
Poiu- copie conforme :
(Signé) : Dernieau.
RAPPORT DU SIEUR PERDREAU, ARCHITECTE DE L'HOPITAL DES INCURARLES, DEMANDANT À FAIRE PLANCHl'iER LA CUAMBRETTE DE L'UN DES MALADES, ADOSSe'e au RESERVOIR DE LA COUR DE LA FONTAINE, ET TRES HUMIDE.
2 vendémiaire an iv.
Du a" vendémiaire, an 4° de la République française.
L'architecte dudit hospice représente à la Commission des secours que, sur la demande faite par le citoyen Balavoine, malade dudit hospice , salle l'^^des hommes , n° 1 8, à l'effet d'obtenir que sa chambrette soit p]an(^ieyée, ainsi que la partie du mur au droit du dossier du lit, vu que cette chambrette, adossée au réservoir de la cour de la fontaine, contient beaucoup d'humidité, et qui est dans le cas de lui faire contracter de grandes infirmités , ce qui a été reconnu par les officiers de santé, qui ont signé ladite demande ci-jointe, après examen fait et avoir reconnu l'humidité existante, nous pensons que la Commission peut accorder ladite demande, tel elle a déjà fait sur différentes demandes de malades occupant ladite salle, qui est plus basse que le sol, laquelle opération approximons coûter une somme de 6 1 5^
Il vous invite à prendre cette demande en considération, pour, sur votre avis, se faire autoriser par la Commission des travaux publics à en faire faire l'exéculion. Signé : Perdereau.
Les surveillants, vu le rapport de l'architecte, estiment qu'il y a lieu à autoriser les ouvrages requis, ce 3 vendémiaire, l'an li" de la République, une et indivisible.
(Signé) : Levasseur.
Approuvé par les Commissaires aux secours pul)lics, au moyen de quoi le citoyen Perdereau est autorisé à exécuter dans le plus bref délai les ouvrages dont il s'agit, sauf à en instruire la Commission des travaux publics.
(Signé) : Derniead.
Original signé, Archivosnationales, F" 8^9.
RAPPORT DU CITOYEN BRALLE , INGENIEUR HYDRAULIQUE, AU SUJET DU RÈ- GLEMENT DU MEMOIRE PRESENTE PAR LES FRERES GONDOIN, PLOMBIERS, POUR LA RÉPARATION DES CONDUITES D'EAU DANS LA MAISON DES INCU-
RARLES.
7 vendémiaire an iv.
RAPPORTA LA COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS
Ce 7 vendémiaire an A^
Le citoyen Braiie , ingénieur hydraulicien , fait passer à la Commission des travaux publics son avis, ainsi qu'elle le lui a demandé, sur une réclamation des frères Gondoin, plombiers. Ces citoyens s'obligèrent en 1 '788 à fournir, pour l'entretien des eaux d'Arcueil concédées à la maison des Incurables, tous plombs et soudures nécessaires, à en renouveler en même diamètre et épaisseur toutes les parties défectueuses, à faire faire à leurs frais toutes fouilles et raccordements du pavé, le tout moyennant une somme de iSo^ par an. Ces conditions devaient avoir lieu, nonobstant surannation, jusqu'à révocation, laquelle ne pouvait être réciproquement faite qu'étant annoncée une année d'avance.
Depuis le i"" floréal jusqu'au commencement de fructidor, les citoyens Gondoin ont fait, sous la surveillance de l'architecte Perdreau, toutes les réparations nécessaires à la conduite des Incurables qui était criblée de crevasses par l'eff'et des dernières gelées. Le dégât occasionné par ces gelées et le surbaussement prodigieux survenu dans tous les prix, ont porté la dépense des réparations à une somme de 13,677^, dont le mémoire a été remis par les frères Gondoin au citoyen Perdreau , qui, ayant sous les yeux le marché d'entretien, à raison de i3o^ par an, n'a pas cru devoir régler le mémoire dont il s'agit sans y être autorisé par la Commission.
Le citoyen BraJle, consulté sur cette difficulté, est d'avis que, quoiqu'on s'en tenant strictement aux termes du marché, il paraisse que les frères Gondoin n'aient qu'à réclamer une somme de i3o^, il est cependant de l'exacle justice de les faire payer du mémoire qu'ils présentent, sauf règlement, attendu que nulle prudence humaine ne pou-
vait pr(^voir les circonstances qui ont amené le surhaussement excessif des denrées depuis la souscription du marché. Cet avis du citoyen Bralle est d'autant plus conforme à l'équité qu'il est au-dessous de la dignité du Gouvernement de profiter du malheur des circonstances pour acquitter au prix de i3o*^ une dépense de plus de i3,ooo^.
On propose en conséquence à la Commission d'autoriser le citoyen Perdreau à régler le mémoire des frères Gondoiu, dont la Commission fera ensuite payer le montant.
Renvoyer le me'moire au Bureau central de règlement pour être examiné et définitivement arrêté.
Rondelet.
Minute, Archives nationales. F'^ 8Ag.
RAPPORT À LA COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS SUR DIVERSES REPARA- TIONS À L'HÔPITAL DES INCURABLES, PROPOSEES PAR LE CITOYEN PER- DREAU, ARCHITECTE.
7 vendémiaire an iv.
RAPPORT À LA COMMISSION DES TRAVAUX PUBLICS
Le 7 vendémiaire, an 4" de la République.
Le citoyen Perdereau expose que dans l'hospice des Incurables il est nécessaire de reconstruire une souche de cheminée du petit bâtiment dit du portier, cour de la fontaine, laquelle étant lézardée, menace ruine, peut écrouler et occasionner un incendie, que dans le passage de la salle des hommes il a fait reconstruire une partie du plafond cjui était prête à tomber, afin d'éviter les accidents qui auraient pu résulter de sa chute, et enfin que dans ledit passage plusieurs parties de plafonds, une grande quantité de crevasses et différentes parties de renformis et enduits sur les murs sont à réparer, le tout est estimé devoir coûter /i,5oo^.
Attendu l'urgence de ces travaux, on propose à la Commission de les autoriser.
Ci-joint la lettre d'autorisation.
Minute, Archives nationales, F'^S^il».
RAPPORT DU CITOYEN PERDREAU, ARCHITECTE DE L'HOPITAL DES INCU- RABLES, DEMANDANT L'ETABLISSEMENT D'UN PASSAGE AU-DESSUS DES VOÛTES DES CAVES DE BATIMENTS SUPPRIMES ET LE PERCEMENT DE