FONDATION AUGET DE MONTYON
B«»" AUGET DE MONTYON (Antoine-Jean- Baptiste-Robert)
Décédé à Paris, 23, rue de TUniversité, le 29 décembre 1820
(Testament olographe en date, à Paris, du 12 novembre 1819, déposé pour minute à M« Cottenet, notaire à Paris, le 11 janvier 1821)
D. T. — Ceci est mon testament.
16"* Je lègue à chacun des hospices des départements (1) de Paris, une somme de dix mille francs pour être distribuée en gratifications ou secours à donner aux pauvres qui sortiront de ces hospices et qui auront le plus besoin de secours. Comme il y a douze départements cette disposition est un objet de cent vingt mille francs. La disposition sera faite par les administrateurs des hospices.
17* Je veux que les legs portés aux articles précédents, douze, treize, quatorze, quinze, seize, ce dernier pour chacun des hospices de Paris, soient doublés, triplés et même quadruplés en sorte qu'un legs porté à dix mille francs soit porté à quarante mille francs, le doublement de tous ces legs précédant le triplement d'aucun d'eux, et le triplement de tous précédant le quadruplement d'aucun d'eux : cette progression pour avoir lieu si l'état de mes biens le permet, sans que la valeur réservée pour être le minimum du legs universel en
reçoive atteinte ; ces legs seront accrus et (2) indéter-
minément tant que le permettra la réserve pour le legs universel.
18* Toutes les sommes dont il est disposé dans les articles, douze, treize, quatorze, quinze, seize, seront placées en rentes
(1) Il faut lire arrondissements.
(2) Le testament original porte ici une lacune ; il y a tout lieu de croire que le mot laissé en blanc doit être lu : c mxUHphia >.
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sur l'Etat, dites Inscriptions à cinq pour cent, et les arrérages serviront à l'exécution des dispositions contenues dans ces articles.
Ordonnance royale du 29 juiUet 1821.
^•/^ L'émolument de ce legs s'est élevé à la somme de 6.802.422 fr. 95. .^
répartissant comme suit :
rT^ , Biens et valeurs recouvrés en France 2.369.809 7S
Part dans l'indemnité du milliard alloué par la loi aux "1/ émigrés et représentant la valeur des biens fonds de M. de
C. ■' Montyon, vendus au profit de l'Etat sous la Révolution 815.292 57
fj.\ Recouvrements à l'étranger (Angleterre 2.216.491 fr. 01 ; Amérique 605.364 fr. 32 ; Lubeck 2^4 f r. 54 ; Pays-Bas, Russie. Louisiane, 462.995 fr. 65 ; Saxe et Prusse 10(5.916 fr. 72 ; Suisse 60.870 fr. 60 j Toscane 164.427 fr. 76, soit au total 3.617.320 GO
Total égal. 6.802.422 %
yj."
Cette somme fut, après prélèvement des frais et droits, employée à l'achat successif, au fur et à mesure des recouvrements, de rentes 5 pt
Le compte de la fondation s'établissait comme suit avant 1852 :
10 Rentes 5 % (en divers titres), 281.602 francs.
20 Rente 3 % 18.856 »
Les rentes 5 % ont été réduites en 4 1/2 d'un dixième^ sojt à 253.439 »
11 a été acquis en 1852 avec les revenus disponibles (264 fr.-f225 fr.) 489 >
En 1853, deux nouveaux achats (230 fr.+236 fr.). 466 >
En 1854 un nouvel achat de 607 »
En 1858 achat d'une rente 3 % de 5.319
En 1873 — 2.124
En 1876 — 222
Total 281.422
En 1862 les rentes 4 1/2 ont été converties en 3 % après paiement de U soulte s'élevant à 295.4lâ fr. 44.
A ce revenu en rentes de 281.422 francs, il y a lieu d'ajouter une rente perpétuelle de 222 francs provenant de la succession de Montyon et due par les héritiers de M. de Chastellux.
Les revenue de la fondation Montyon sont répartis en secours en argent et en nature (bandages, appareils, etc.), aux malades convalescents sortant des hôpitaux, tant pai* l'Administration centrale que par les hôpitaux et bureaux de bienfaisance. Sur les ressources de cette fondation, on prélève annuellement 75.000 francs, montant de la somme versée à titre de subvention aux asiles nationaux de Vincennes et du Vésinet pour les malades sortant des hôpitaux de Paris et envoyés en convalescence dans ces établsscments.
M. de Montvon avait été enterré au cimetière de Vaugirard. Le mercredi 25 avril 1838, on transporta ses dépouilles de ce cimetière à l'Hôtel- Dien de Paris ; le lendemain une cérémonie religieuse fut célébrée dan» l'église de Saint-Julien-le-Panvre, et les restes du philanthrope furent déposés sous le péristyle de l'hôpital, au pied de la statue élevée à sa mémoire.
Cette statue faisait face à celle de saint Vincent-de>Paul. Le tombeau portait cette inscription :
FORTMANN (Jean-Amédée)
Décédé à Paris, 2, rue do la Cerisaie, le 14 avril 1867 (Testament olographe en date du 12 octobre 1861)
D. T. — Je donne et lègue à titre d'amitié à ma sœur Catherine Fortmann par suite veuve Huntz, la jouissance des fruits du legs. Au décès de Mme Huntz, ma sœur, trois mille francs en faveur de la Société Montyon, à l'Assistance, Hospices de Paris et le surplus, etc.
Décret du 10 décembre 1868.
Le montant du legs, soit 3.707 fr. 70 en principal et intérêts a été employé à l'achat d'une inscription de rente de 133 francs 3 %.
A LA MÉMOIKB 'r^'i
D' Antoine- Jban-Baptistr-Robbrt Auoet de Montyon, ' .' "'"^
BABON DE Montyon
CONSEILLER D'ETAT DONT l'inépuisable BIENFAISANCE ET L'INÉPUISABLE CHARITÉ