‹ L'assistance publique à Paris; ses bienfaiteurs et sa fortune mobilièreChapitre 75 sur 144 · ANCIEN AVOCAT AU PARLEMENT · texte numérisé non relu

ANCIEN AVOCAT AU PARLEMENT

D. T. — Par son testament du 21 mars 1760 reçu par Brillon, notaire à Paris, M. Pothouin d'Huillet, après avoir exposé qu'il avait été institué légataire universel d'une Dlle Madeleine Guy, s'exprime comme suit :

Je veux que ce qui m'est déjà revenu compris les 75 livres

a FONDATIONS DE LITS DANS LES HOSPICES 367 "•

iu. '.

4e rente en principal de 1.500 livres que j'ai placées sur .1

If. et Mme Buissant, et ce qui pourra me revenir par la suite pour ma moitié dans ledit legs universel, toutes charges déduites, soit employé à fonder par ma femme un lit à l'hôpital des Incurables de Paris, dont elle réservera la nomi- -

nation d'abord à elle et après elle à sa famille ou à telle autre .-

personne qu'elle avisera. Et comme ce qui m'est revenu et me reviendra dudit legs ne sera pas suffisant pour former les 10.000 1 . .ï: nécessaires pour la fondation dudit lit, je supplie ma femme '^ de vouloir bien prendre le surplus sur ses épargnes; laquelle fondation ma femme ne fera comme de raison, que lorsque tous les effets dudit legs universel lui seront rentrés.

La moitié de ce legs universel n'a produit que 5.397 1. 15 s. 10 d.

Mme Vve d'Huillet, par ses testament et codicille des 10 mai 1769 et 6 mai 1779, déposés à Foumier, notaire à Paris, a léfçué la somme de 10.500 livres pour la fondation prescrite par feu son mari, en déclarant que si cette somme n'était pas suffisante, il y serait ajouté le surplus. Par acte devant Girard, notaire à Paris, du 28 août 1782, l'exécuteur testamentaire de Mme Vve d'Huillet a fondé un lit à l'hôpital des Incurables, à perpétuité en faveur d'un pauvre malade de l'un ou l'autre sexe attaqué de maladies incurables, moyennant la somme de 10.500 livres, dont 300 livres pour l'achat et l'entretien à perpétuité du lit, et 10.200 li\Tes pour la dot.

Le prix do cette fondation a été, dans Torigine, de 10.200 livres, dont remploi a été fait par FÀdministration en acquisition de 617 1. 12 s. 3 d. de rente lesquelles ont éfé diminuées des 2/3 et réduites à 205 fr. 85. Ce lit fut rétabli après la Révolution, par le Conseil général des hospices avoo un supplément a fournir de 194 fr. 46 de rente. Il ne paraît pas que oe supplément ait jamais été fourni. L'administration dispose du droit de présentation. Néanmoins, la dotation de cette fondation quoique incomplète est prélovée sur les rentes disponibles des hospices.

V« DE PRÉCLERC (née Louise-Evelina de PerrineUe)

Déoédée 41, rue Godot^e-Mauroy, à Paris, le 26 juin 1870

D. T. — Je donne 50.000 francs aux hospices les plus '^auvres de Paris.

Les héritiers de Préclerc, expliquant la volonté de leur parente, ont consenti l'exécution du legs, mais sous la condition que, suivant le vœu de la testatrice, le montant du legs serait affecté à la fondation de 3 lits à Thospice des Incurables (acte du 28 juillet 1870 devant Carré, notaire à Paris), lesquels

lits seront occupés par des personnes infirmes ou incurables,! hommes ou femmes indistinctement.

Arrêté préfectoral du 10 novembre 1870.

Somme nett« encaissée : 44.824 fr. 75 ;

Employée comme suit :

l^ 3.900 francs pour frais de premier établissement des 3 lits.

2» 40.923 f r. 50 a Tachât de 2.267 fr. do rente 3 %.

PRÉVOST (Damien)

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