Taine, loc, ciL, p. 333, note
170 l'assistancb de 1791 A 1795
nouveaux enrichis, ceux qui avaient acquis des biens nationaux ou agioté dans le commerce des armes et des subsistances, étaient à ce moment satisfaits de la Révolution ; encore eussent-ils voulu l'arpôter et la limiter. Ils commencent, dès la fin de Tan III, à se fondre avec l'ancienne bourgeoisie, avec les parlementaires qui ont survécu, et à former cette « aristocratie censitaire qui a gouverné la France pendant 5o ans » ^ De cette misère naît une grande lassitude : les clubs sont désertés : les séances des sections sont délaissées ; « le personnel révolutionnaire est las ; la population civile est inerte et découragée. » Pour trouver de l'énergie et de l'héroïsme, il faut se tourner vei*s les quatorze armées de la Convention. Elles ont perdu un million d'hommes ; ceux qui restent manquent de tout, mais ils ont re|>oussé l'invasion, ils représentent « l'autorité, la discipline, la seule force sociale survivante. On les redoute et on les adore » '. Ils se préparent à dominer la nation.