‹ L'assistance sous la Législative et la Convention, 1791-1795Chapitre 19 sur 132 · CHAPITRE PREMIER ^'J · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER ^'J

La Législative répète et confirme la doctrine de la Constituante sur le droit de Thomme à un minimum de r^assources que la société lui doit en lui garantissant du tP'Stvail. Il s'ensuit que a l'assistance du pauvre est une cl::!- sirge nationale . . . Elle est le premier des devoirs imposés p2i.T le pacte social ».

C'est à tort qu'on l'a regardée comme une grâce et q^ji.^'on l'a abandonnée à la bienfaisance particulière. La bienfaisance particulière choisit ceux qu'elle assiste, la bienfaisance publique embrasse l'ensemble des besoins et l'u-mversalité des malheureux. c< Ce n'est pas parce qu'elle less voit qu'elle les assiste, c'est uniquement parce qu'ils orx-t besoin d'assistance que l'intérêt de la société exige qui-^ils soient assistés, que cette assistance est pour elle uix devoir ». Bernard laisse sa place et sa fonction à la bienfaisance privée : « La loi ne peut pas prévoir tous les cas, tous les malheurs individuels... » Quoi qu'elle ait fait pour le soulagement de l'humanité, elle ne dispensera pas le riche de l'obligation de secourir le pauvre. La bienveillance particulière seule peut « s'insinuer dans les détails, pénétrer dans le recoin obscur de l'étroit réduit du pauvre qvii dérobe sa misère aux regards publics, lui ouvrir sa boTirse et son cœur, gagner sa confiance, lui prodiguer enfin les soulagements physiques et, ce qui est bien préféraible encore, les soins affectueux * ». De là, des souscriptions libres et volontaires coïncidant avec les fêtes nationales ».

Si l'assistance est générale, elle ne doit pas être gratuite. Elle est la compensation d'un travail fourni, d'un service passé 6u futur. c< L'enfant reçoit pour le travail qu'il ne peut pas encore fournir mais qu'un jour il fournira; le vieillard, pour celui qu'il n'est plus dans le cas de donner ïï^ais qu'il a longtemps donné; celui qui est dans un état

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