CHAPITRE PREMIER II
condamné à mort après le i^^" prairial an IIL se poignarda pour éviter l'échafaud. Maignet, qui fut Tami de Couthon, ne mourut qu'en i83o*.
Le Comité siégeait maison des Capucins ( au i^^ étage, par le 2m« escalier) '. Le procès-verbal est aux Archives, mais la correspondance a été égarée comme celle du Comité de Mendicité '. Il tint io6 séances, la première le 29 octobre 1791, la dernière le ig septembre 1792. Tenon, député de Seine-et- Oise et doyen d'âge, fut élu président; Desbois, évèque d'Amiens, député de la Somme, vice-président; Beauvais, député de Paris, et Gastellier, député du Loiret, secrétaires. Il y avait en outre 6 secrétaires appointés, dont plusieurs déjà employés par le Comité de Mendicité : Simon, Vieilh, Hecquart, et le sieur Gay, « qui écrit avec la bouche », secrétaire-adjoint au traitement de 800 livres. Le premier soin des commissaires fut de demander à Fieux, premier commis du Ministère de l'Intérieur, « les cartons contenant des objets relatifs à la mendicité qui avaient été emportés par l'ordre de Monsieur Liancourt, président. »
Le Comité se divisa d'abord en trois sections : secours publics, mendicité et salubrité. Quatre sections furent ensuite proposées : hôpitaux, enfants, écoles de médecine et pauvres valides. La première division fut conservée. Tantôt on délibérait sur des objets spéciaux : demandes des hôpitaux, des hospices, des municipalités, des départements, tantôt sur les projets d'organisation générale, soumis ensuite à l'Assemblée.
1. On trouvera la liste des membres titulaires et suppléants au procèsverbal de la séance {Arch. Pari,, t. XXXIV, p. 454)i et au Moniteur (réimpression, t. X, p. 124)- — Voir aussi, pour les modifications du personnel des Comités : Kuscinski, Les députés à V Assemblée législative de lygi, Paris, 1900, in-8, p. 21 sqq.
2. A. Brette, Histoire des édifices où ont siégé les assemblées parlementaires de la Révolution française et de la première République, Paris, 1902, in-4, t. r% p. 209. L'étendue du bâtiment du Manège n'ayant permis d'y placer que cinq des bureaux de l'Assemblée, les autres avaient été établis tant dans les maisons des ('apucins et des Feuillants que dans leurs jardins, au moyen d'un nombre suilisant de maisons de bois.
3. Archives nationales, AFrr*, 89 (le registre comprend 89 f"» numérotés).
la l'assistance de 1791 a 1796
Pendant que TAssemblée législative légiférait, le Pouvoir exécutif se constituait et s'organisait. On peut suivre, par l'histoire de Tassistance, le mouvement de centralisation gouvernementale et administrative qui marque les premières années de la Révolution. En 1789, en 1790, la Maison du Roi est chargée, dans la personne de M. Etienne, chef et premier commis, « des affaires qui ont rapport au régime ou à la police ecclésiastique ou à l'administration municipale * ».
En 1791, le Ministère de la Maison du Roi est devenu le Département de l'Intérieur. MM. Etienne et Petigny de Saint-Romain se partagent « l'administration générale des départements de l'intérieur du Royaume * ».
En 1792, les attributions se précisent et s'étendent. Le ministre de l'Intérieur a « la direction des objets relatifs aux bâtiments et édifices publics, aux hôpitaux, prisons, établissements et ateliers de charité et à la répression de la mendicité et du vagabondage ' ».
Le chef de la 5^^ division est M. de la Millière, « viceprésident de l'Administration centrale des Ponts et Chaussées, et^ en outre, chargé des détails des mines et minières, des municipalités, des hôpitaux et enfants trouvés, des prisons, de la mendicité et des ateliers de secours * ».
Celui qui contribua le plus activement à l'organisation administrative et à la formation des bureaux du Ministère de l'Intérieur, fut Jean-Marie Roland. Son premier ministère dura du 23 mars au 19 juin 1792.. Il utilisa les conseils de son premier commis, La Millière, mais il ne # -
1. Almanach Royal, année 1789, p. a3o, et année 1790, p. 226. Le Comité de Mendicité n'y est pas encore mentionné. Il ne fut formé que postérieurement à l'impression de TAlmanach.