‹ L'assistance sous la Législative et la Convention, 1791-1795Chapitre 40 sur 132 · CHAPITRE DEUXIÈME 5l · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME 5l

cauld d'Enville, massacré à Gisors, et celui de de Lessart, tué à Versailles. Les dépenses de 1792 ont été de 67.883 livres, les cotisations de 82.208 livres; il ne reste pour Texercice suivant que 9.282 livres. Paris continue à être divisé en i5 arrondissements ; octogénaires, enfants et aveugles, femmes en couches, veufs et veuves chargés de familles, familles nombreuses, ouvriers estropiés, les mêmes catégories sont conservées : tidèle à ses traditions, la Société continue à demander les extraits baptistaires et les certificats des curés. Au début de 1798, la Société fait appel au Comité de Salut public : le 18 janvier, arrêté du Comité prescrivant « qu'il sera remis par le Ministre de l'Intérieur aux officiers administrateurs de cette Société une somme de 25.ooo livres » pour lui permettre de soutenir ses principaux établissements de bienfaisance \ Le 7 septembre, nouvelle demande de 11.000 livres adressée cette fois au Comité des Secours publics. Celui-ci, déjà mécontent de la décision précédente, refuse de délibérer ; « Les charges de la République sont immenses, par les indemnités et les secours multiples qu'elle doit à la classe nombreuse des indigents de tous les départements ; le but [de la Société] serait manqué si les secours qu'elle distribue n'étaient pas à la charge des philanthropes qui la composent » *. En frimaire an II (novembre 1798), malgré la loi de vendémiaire contre la mendicité, la Convention l'autorise à continuer provisoirement ses distributions \ En prairial an II (mai-juin 1794)» elle demande un nouveau subside de 18 à 20.000 livres ; mais les lois sur l'assistance sont en partie volées ; la Convention rejette la demande :

« Considérant, dit le décret, que la Nation française a contracté l'engagement de secourir Tindigence ; que ce serait manquer le but d'extinction de la mendicité que de confier à des sociétés particulières la répartition des sommes destinées au soulagement des pauvres ; que c'est de la Nation seule que le citoyen en souf-

1. Aulard, Recueil des actes du Comité de Salut public^ 1. 1«% p. 481.

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