Aulard, op, cit., p. 289 sqq
2. Alengry, Condorcet, guide de la Révolution française, Paris, 1904, in-8, p. 406.
l'assistance de 1791 A 1795
rélendue H Tapplication ». Seulement par une omission, volontaire on non, tout en reconnaissant la dette de la société, ('.ondorcet ne s'expliquait pas sur la sanction de cette obligation cl comptait surtout sur la prévoyance pour limiter et restreindre le champ de l'assistance de l'État. Dès i7j>o, nous Tavons vu proposer des Caisses d'accumulation, véritables « caisses d épargne, de retraites et de secours mutu(*ls ». en laveur de « ce gi*and nombre d'hommes qui iront <|ue dc»8 ressources viagères et bornées au temps où ils sont capables de travail * ».
Pour Robcspic*rre, le texte de la Girondine était trop timide. Il voulait le rendre plus hardi, plus socialiste, par politicpic plus encore que par conviction raisonnée. C'était d'abord pour lui une arme de combat contre les Girondins qu'il fallait abattre. Otte surenchère de promesses, ces avances au peuple étaient ensuite un moyen, suivant le mot de M. Jaurès, « d'iucorporer la force prolétarienne à la Révolution». « Le projet girondin de constitution était si démocrali(Hic (|ue pour le dépopulariser et le faire paraître modéré il fHlIail aller juscprau socialisme. Robespierre et les Jacobins allcr(*nt jus(|uc-Ià, non qu'ils voulussent réellement opérer uncî reforme radicale de la société, mais par tactique politi(|ue ' ».
Le discours célèbre du 24 avril 1798 est un mélange de déclarations conservatrices aboutissant à des conclusions socîia listes : « La loi agraire n'est qu'un fantôme créé par les fripons pour épouvanter les imbéciles. L'égalité des biens est une cl li mère. Je la crois moins nécessaire encore au bonheur privé qu'à la félicité publique. Il s'agit bien plus de rendre la pauvreté honorable que de proscrire l'opulence. La chau-
I Aloiigry, op. cit., p. 4i9- Condorcet lit plusieurs communications Kur les caisses de [>révoyance et les tontines au Comité de Mendicité i\v la (Constituante et au Comité de Secours publics de la Législative. Dans VEsquiHue du Proférés de VEsprit humain^ il entrevoit des établissements rrérs par TKtat, « formés au nom de la puissance sociale et pouvant devenir un de ses plus grands bienfaits. 1»
il. Anlard, op. ciU, p. agi.