‹ L'assistance sous la Législative et la Convention, 1791-1795Chapitre 63 sur 132 · CHAPITRE lY · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY

Le» conséquences des lois générales et la réaction contre les ventes des biens hospitaliers

I . Le décret du a3 messidor an II est surtout une mesure tinancière. — Il

est très partiellement exécuté. — Doléances des hôpitaux. — Leur détresse avant et après le 9 thermidor.

II . La crise des secours a domicile. — Abandons d*enfants. — Mouvement

de Tan III contre le décret du a3 messidor.

III. Dévouement des administrateurs. — Comment les hôpitaux ont pu

subsister.

IV. Les représentants en mission. — «Plus d'aumônes, plus d'hôpitaux».—

Lebon à Calais. — Les arrêtés contre les riches. — Les « Comités philanthropiques » de Fouché. — L'assistance à la charge de la richesse. — La Révolution exaspérée.

Y. La réaction thermidorienne hospitalière. — Rapport de Deledoy. — Appel à la bienfaisance privée. — Rapport de Zangiacomi. — Décret du a brumaire an IV.

VI . La crise hospitalière continue sous le Directoire et le Consulat. — Rapports des conseillei*8 d'État. — Jugement sur la politique charitable de la Convention.

Pour juger avec impartialité les lois d'assistance votées par la Convention, il faudrait qu'elles eussent fonctionné dans une nation paisible, régulièrement organisée, et pendant une période normale. Tel n'est pas l'état de la France, du 21 septembre 1792 au 4 octobre 1796 : envahie, déchirée par les factions, menacée à la fois par les insurrections vendéennes et fédéralistes, elle cherche surtout à porter à son maximum d'intensité sa force de résistance. Le terrorisme politique, surtout avant Thermidor, est complété par

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