‹ L'assistance sous la Législative et la Convention, 1791-1795Chapitre 65 sur 132 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

dément sur la vie des établissements hospitaliers menacés, non plus seulement dans leurs revenus, mais dans leur patrimoine. Le Comité des Secours publics ne sait que répondre aux doléances des administrations locales, des procureurssyndics, des administrateurs d'hôpitaux. Déjà les mesures de la Constituante ont fortement ébréché les revenus hospitaliers. En Tan.V, de vingt-cinq millions ils tombent à quatre. L'hôpital de Montauban n'a plus que 6.235 livres au lieu de 28.6121 ; celui de Nemours, 3. 769 livres au lieu de 10.007 î celui de Béziers, 8.o52 livres et 69 quintaux de grains au lieu de 20.000 livres et de 43o quintaux ; celui de Toulouse 5.5oo livres et i.2o5 septîers de blé au lieu de 23.968 livres et 2.226 septiers *.

Les hôpitaux d'Orléans ont perdu, par la suppression des octrois, 7.000 livres *. Dès 1792, les besoins deviennent pressants ; à Poitiers, le 24 décembre, il n'y a aucune provision de blé, vin, volailles ; on doit au boucher 600 livres, mais comme « il existe dans toutes les caisses des deniers oisifs où il est permis de puiser, le Conseil général arrête qu'un secours provisoire de 3.000 livres sera pris sur la Caisse destinée aux frais du Culte '. »

A La Souterraine, sur 4-ooo âmes de population, il y a « 3oo pauvres nécessiteux. Le ci-devant chapitre de St-Martial de Limoges, seigneur de cette ville, payait 78 septiers de blé-seigle annuellement aux pauvres ; il y avait aussi les octrois.... De plus le pain se vend de 6 sols à 6 s. 7i 1^ livre, et le blé-seigle 34 à 35 livres le septier. La nation vient de profiter des 78 septiers de blé que nos pauvres avaient de revenus ; il parait naturel que ce soit à la nation de les dédommager de cette perte *. »

I. Chiffres cités par Lallemand, La Réçolution et les Pauvres, p. 179, d'après les Arch. nat., F **.

a. Compte des commissaires )iommés pour la visite des hôpitaux d'Orléans, rendu au Directoire du Département, janvier 1793 (Arch. départ, du Loiret, L 584, communiqué par M. Camille Bloch).

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