CHAPITRE QUATRIÈME
leur avait assuré au moins les secours d'une existence supportable. . . * ».
Decamps, procureur-syndic des Hautes-Pyrénées, écrit au Comité de Salut public : « Les nourrices ne reçoivent plus rien . . . Toutes les caisses publiques se ferment hermétiquement lorsqu'on réclame des fonds pour secourir ces établissements qui ne sont alimentés que par des emprunts qui deviennent aujourd'hui impraticables par l'inexactitude du remboursement ' ». •
Le Conseil général de la commune de Brives est plus pressant : « Existe-t-il dans la République une Commission de secours ? Telle est la question un peu singulière que la conduite de cette Commission envers l'administration de l'hôpital de notre commune nous force à vous faire. Sans blé, sans bois, sans linge, sans vin, 80 malades ou infirmes, i5 ou 20 soldats... Plusieurs fois les administrateurs rebutés, découragés, ont eu l'idée d'abandonner leur poste, mais l'humanité, l'honneur, la pitié, les ont retenus. . . Deux fois ils ont emprunté sur leur cautionnement des sommes considérables. . . ' ».
La Commission des Secours publics, absorbée et surmenée, ne sait à qui entendre. Elle répond tardivement ou ne répond pas, faute de fonds: « Considérant, dit le district de Gien, que le silence de la Commission [des Secours publics] n'est point une raison suffisante pour priver les citoyens indigents malades et les enfants de la patrie des secours qu'ils ont le droit d'attendre de la justice nationale, d'après l'engagement solennel qu'elle a contracté envers eux *.... »