‹ L'assistance sous la Législative et la Convention, 1791-1795Chapitre 70 sur 132 · I. Arch. départ, du Loiret, L · texte numérisé non relu

I. Arch. départ, du Loiret, L

9SI l'assistance de 1791 A 1795

puiser ?... Vous conserverez aux hôpitaux la subsistance des pauvres, vous déclarerez inviolable ce dépôt qui leur est confié *. »

Cette adresse est répandue dans tout l'Est. Le Conseil général de Châtillon-sur-Seine, les administrateurs de l'hospice de Gray y adhèrent. Elle n'est certes pas étrangère au décret réparateur du 9 messidor.

Après la part faite à la misère, vient la part des dévouements. Il y en eut d'admirables. Des administrateurs n'hésitèrent pas à avancer de leurs deniers les sommes nécessaires pour empêcher les hôpitaux de jeter sur le pavé leurs vieillards, leurs infirmes et leurs enfants. « Nous n'avons point des âmes de bronze », disaient ceux de Brives. A Tulle, ils avançaient i5o 000 fr. A Rouen, à Bordeaux, à Versailles, ils recouraient à tous les expédients, vivant d'emprunts, d'anticipations. A Orléans, « riches et compatissants », ils soutenaient l'Hôpital-Général \ A Morlaix, ils décidaient la Caisse du District à faire les avances nécessaires, malgré l'opposition des commissaires de la Trésorerie Nationale. « La faim, disaient-ils, ne s'ajourne pas. »

Veut-on savoir comment, malgré la réduction des ressources, l'abolition des rentes foncières féodales, le remboursement en papier-monnaie des rentes constituées à prix d'argent, la cessation de paiement des rentes constituées sur l'Etat, enfin « la privation des bienfaits que des personnes riches versaient dans le sein de l'indigence, un modeste hospice de province » prétend avoir fait vivre, pendant ces

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