a5 germinal an m (cité par Lallemand, op. cit.^ p
2. Compte des commissaires déjà cité (Arch. départ, du Loiret, L 584). * Il serait peut-être à désirer, chez la plupart d'entre eux, ajoute le rapporteur, un patriotisme vrai et prononcé ». Ces réserves ne Tempêchent point de rendre justice à la discipline, à la propreté de l'Hôpital Général, dues surtout à réconome « demoiselle laïque à laquelle la régie intérieure est subordonnée. »
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dernières années, 272 vieillards et 200 orphelins en nourrice et en pension ? Qu'on lise la lettre écrite le 2 nivôse an IV par les membres de la Commission de Thospice civil de Figeac au Corps législatif *. Ils n'avaient que 6,401 francs par an de revenus au lieu de 21.928 livres 18 sous 6 deniers. Gomment vivre ? « Par une économie sévère, par la privation de l'absolu nécessaire, par des emprunts monétaires, par le déficit des revenus de l'année, en partie dépensés par anticipation, par des aumônes fréquentes qui pour être trop souvent quètées sont arrachées comme par force à la générosité des âmes sensibles, enfin par le défaut de paiement d'une grande partie des soins de nourrice et des pensions des orphelins. »
Et ces litanies se retrouvent après la Convention, sous le Directoire, sous le Consulat, dans les plaintes, dans les doléances des administrations civiles, des commissions hospitalières '. La crise de misère se prolonge tant que dure l'état de trouble et de guerre, c'est-à-dire pendant vingt ans.
Les arrêtés des représentants en mission jettent une vive lumière sur les causes du mal.
Tous insistent sur le grand nombre de mendiants qui remplissent les rues. « Ce spectacle, écrit Joseph Lebon à Saint-Just, fait douter si la Révolution existe ' ». Ils continuent pourtant à déclarer la guerre aux hôpitaux. A Calais,
I. Cité par P. Rocqaain, Vétat de la France au 18 hrumairey Paris, 1874, in-ia, p. 419.
a. Voir les documents de Tan VI et VH cités par F. Rocquain : les adresses de la commission des hospices de Bordeaox, de celle de Maors (Cantal), du canton de Bayeux. — Voir aussi les très nombreux documents cités par Lallemand dans ses pièces justiiicatives, qui vont jusqu'à Tan IX {La RéQolution et les Pauvres, p. a55 à 887).
3. Nous avons trouvé dans un catalogue d*autog^aphes de Charavay une lettre de Saint-Just du 5* jour, a* mois de l'an II, se plaignant d'avoir rencontré à Strasbourg « des charretiers à demi-nus ».
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Lebon fait effacer les inscriptions que la Municipalité a placées sur l'hôpital de la Réunion et de la Fraternité, a Maison destinée à soulager Thumanité souffrante. x> €( opprobre ineffaçable de notre siècle ! écrit-il le 4 novembre 1793 : Républicains inconsidérés, doit-il y avoir une partie quelconque de Thumanité qui soit en souffrance? Mettez donc au-dessus des portes de ces asiles des inscriptions qui annoncent leur disparition prochaine. Car si la Révolution finie nous avons encore des malheureux parmi nous, nos travaux révolutionnaires auront été vains. »
Au cri célèbre : « Plus d'aumônes, plus d'hôpitaux ! » s'ajoute le cri : « Plus de riches !»
A Orléans, Dubois-Crancé déclare que « l'homme qui ne fait pas valoir, au profit de la masse, ou sa propriété ou son industrie, viole toutes les lois de notre organisation, soit qu'il mendie au lieu de travailler, soit qu'il laisse ses champs sans culture, soit qu'il renferme des fonds amortis dans sa caisse, il est également un brigand qui ne mérite que l'exécration publique. C'est un frelon qu'il faut rejeter de la ruche *. » « Tremblez, dit Paganel, à Toulouse, vous qui possédez le numéraire, si, par votre faute, un seul Français souffre de la faim. Les riches sont les ennemis mortels de la République. Us sont la cause de la guerre, ils doivent en solder les frais *. » A Nevers, à Lyon, à Anvers, Fouché institue par antiphrase, sous le nom de Comités philanthropiques, des comités destinés à préparer les mesures révolutionnaires : arrestation des accapareurs, mise sous séquestre des biens des suspects, taxes révolutionnaires, visites domiciliaires, certificats do Civisme, responsabilité personnelle des propriétaires ou fermiers ayant des blés en réserve, tribunaux révolulioimaircs en permanence, et comme 'sanction, ce que M. Jaurès appelle : « la guillotine ambulante. » Les tètes des riches devront tomber : tel est le résumé et comme