CHAPITRE QUATRIEME
sance générale. Le pauvre n*a droit qu'à la commisération. Si le Gouvernement intervient, « ce n'est que comme exemple et principal moteur. » Dclecloy veut deux régimes distincts : l'un pour les villes, l'autre pour les campagnes. La seule loi dont il fasse Féloge est celle de floréal an IL « Elle doit rester debout comme partie essentielle de l'organisation générale des secours. . . Si l'on en a peu parlé, c'est que les orateurs des campagnes sont moins ardents que ceux des villes. »
Il ne faut pas que les dépenses d'assistance aillent s'engouffrer dans les hôpitaux. Il faut recourir le plus que l'on peut à l'assistance à domicile, en employant le produit des biens invendus à augmenter le chiffre des inscriptions au Grand-Livre de la Bienfaisance nationale. Pour hospitaliser les indigents sans famille, on créera de petits hospices ruraux, suivant le chiffre de la population des communes *.
Deux jours avant sa séparation^ le 2 brumaire an IV, la Convention confirme, en le complétant, son décret du 9 fructidor. C'est Zangiacomi qui fait le rapport au nom du Comité des Secours publics *.
« L'Assemblée Constituante, l'Assemblée Législative ont produit des projets très utiles, mais elles n'ont rendu aucune loi sur la distribution, sur Tadministration des secours. Les hôpitaux ont consacré leur administration et leur régime, on les a provisoirement maintenus dans la jouissance des biens qu'ils possédaient, et c'était là, sans contredit, la disposition la plus juste, la plus profitable aux malheureux.
Pendant quelque temps, la Convention a suivi ce système, et il n'a excité ni réclamations, ni plaintes ; mais un esprit désorganisateur l'a brusquement renversé et lui a substitué un ordre de choses qui n'a produit que de fâicheux résultats.
La loi du 28 messidor, que Cambon a fait rendre, enlève aux hôpitaux les biens qu'ils possédaient, et met à la charge de la nation la dépense de ces établissements.
Cette loi aurait pu avoir quelque chose de spécieux, peut-être
I La partie de ce rapport relative à l'organisation spéciale de Paris sera analysée au chapitre suivant.