‹ L'assistance sous la Législative et la Convention, 1791-1795Chapitre 75 sur 132 · Moniteur, 10 brumaire an HI · texte numérisé non relu

Moniteur, 10 brumaire an HI

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même d'utile si, au moment où elle a été rendue, on avait réglé tout ce qui a rapport à Tadministi^ation des secours, si Ton avait déterminé le nombi*e des hôpitaux, la mf*.sure de leurs dépenses, le mode de leur comptabilité, si, en un mot, la loi eût été complète : mais rien n'a été prévu, de toutes parts il n'y a eu qu'incertitudes et désordres.

. . . Enfin, l'on est aujourd'hui parvenu à ce point que, quoique Ton dépense des sommes considérables. Ton ne peut que très difficilement faire droit à toutes les réclamations et satisfaire à tous les besoins.

Voilà l'état de choses auquel il faut pourvoir.

Votre Comité n*a aperçu qu*un moyen efficace : c'est de rendre aux hôpitaux et à tous les établissements de charité qui partagent leur détresse, non pas la propriété, mais les revenus des biens dont ils étaient autrefois en possession.

. . . L'on fait contre ce système deux objections auxquelles il faut répondre : en premier lieu que, dans Tancien régime, les hôpitaux n'étaient pas dotés en proportion de leurs besoins, d'où l'on conclut qu'en leur rendant aujourd'hui les revenus dont ils jouissaient jadis, on établit une inégalité dans la distribution des secours, puisqu'il arrivera que tel hospice qui renferme beaucoup de pauvres aura moins de ressources que tel autre hospice qui nourrit un nombre moins considérable de malheureux.

Votre Comité ne s'est pas dissimulé cet inconvénient; mais, s'il est convaincu que votre sollicitude doit être la même pour tous ceux qui soutIi*ent, que, dans la règle générale, tous les indigents ayant des titres égaux doivent être secourus d'une manière uniforme, il est convaincu aussi que l'empire des circonstances est quelquefois tel qu*il faut perdre de vue les idées de perfection pour ne songer qu'à ce qui est possible et ne pas se refuser à un bien quelcoùque, dans l'espoir incertain, làjx moins très difficile à réaliser, du mieux. . . Ce système est incomplet, mais aussi, on ne le propose que comme une mesure provisoire ; mais il est d'ailleur3 moins défectueux que l'état de choses qui existe ; mais il a reçu le suffrage de trois assemblées successives, et n'a jamais excité le mécontentement et les murmures qui s'élèvent aujourd'hui. . . H est en ce moment indispensable de venir au secours de l'indigent ; et, lorsque l'on ne peut tout faire en sa faveur, il est d'un devoir rigoureux de faire le plus possible.

On objecte, en deuxième lieu, que toute disposition sur les domaines nationaux est intimement liée à un plan de finances, que, jusqu'à ce que ce plan soit présenté, il est de l'intérêt public, de

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