‹ L'assistance sous la Législative et la Convention, 1791-1795Chapitre 86 sur 132 · CHAPITRE CINQUIÈME IlS · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME IlS

par certaines congrégations. On trouve encore en 1798, à l'hôpital de la Charité, devenu hospice de TUnité en Tan II, un prieur, le P. Silvain Cognasse Desjardins, qui ne disparait qu'en l'an III \ Le i^r juillet 1798, à Bicétre, il y a trois ecclésiastiques, un sous-sacristain, un maître, d'enfants de chœur, un bedeau, un souffleur d'orgues».

En l'an II et en l'an III, le mouvement contre les religieuses s'accentue. A l'hôpital de l'Ouest, elles sont dénoncées comme contre-révolutionnaires. Elles ont apposé des affiches contre la Constitution. « Elles emploient et font tous leurs efforts pour surprendre la religion des pauvres malades patriotes. Elles les forcent d'entendre la messe des prêtres non assermentés. Elles ont forcé à sortir un capucin qui avait prêté son serment. Elles entreprennent de persuader au peuple que l'Assemblée Nationale et toutes les personnes en place étaient des tyrans. » Elles dépeignent les prêtres assermentés « comme des bêtes féroces, comme des hommes abandonnés et maudits de la Providence \ » A l'hôpital des Enfants-Trouvés, le Comité civil et de police de la section des Quinze-Vingts demande leur expulsion. Les commissaires de la ville ont eu tort de faire prêter serment aux sœurs grises ; ce serment est illégal. « Les membres de la section ont été plus à portée d'apprécier leur civisme depuis et auparavant la Révolution. Ils savent que les . sœurs des Enfants- Trouvés insinuent dans l'esprit des enfants les principes les plus dangereux, jusqu'à leur persuader que, s'ils communiaient de la main d'un prêtre assermenté, ils recevraient le diable au lieu de Dieu *. »

La conclusion de ces dénonciations, c'est la suppression, en frimaire an III, des quatre maisons hospitalières de la rue Mouffetard, de la place de l'Indivisibilité, de la rue de la Roquette et de la commune de Saint-Mandé. Elles seront

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