CHAPITRE SIXIÈME
ecclésiastique. On ne veut plus de désignation par le sommet, c'est-à-dire par le Corps municipal. Organe central, oi^^anes locaux, tout doit dériver des sections.
« Il est impossible aux paroisses, dit la section des Enfants Rouges, de bien connaître la totalité des citoyens méritant d'être secourus, puisqu'il n'y a pas une paroisse qui n'embrasse plusieurs portions de sections. Les sections au contraire sont dans le cas de connaître parfaitement leurs nécessiteux * ».
La section de la Fontaine de Grenelle se plaint, dès décembre 1791, des empiétements de la Commission municipale : «... Elle cumule les revenus casuels et les aumônes journalières dans la caisse provisoirement destinée aux revenus fixes ; elle anéantit les établissements de bienfaisance fondés à perpétuité par la générosité des citoyens. » Il faut maintenir les établissements salutaires de bienfaisance dans toutes les sections sous la surveillance des Comités qui y sont établis *.
La Commission municipale de bienfaisance résistait et n'approuvait pas l'organisation par sections.
« C'est, disait-elle, dans les paroisses et pour les paroisses que les fondations ont été faites. C'est aux pauvres de leur arrondissement qu'elles doivent s'appliquer, et, ces arrondissements ne correspondant en aucune manière à ceux des sections, il en résultera de deux choses Tune, ou que les fondations ne seront point appliquées aux pauvres des arrondissements pour qui elles sont faites, ce qui est contraire aux règles de la justice et au vœu de la loi, ou qu'elles seront partagées entre les sections à raison du territoire, ce qui ne peut avoir lieu sans une ventilation difficile, en certains cas impraticable.
Ne peut-on pas craindre aussi qu'il ne soit difficile aux citoyens patriotes qui composent les comités de section, de joindre avec succès aux détails immenses dont ils se trouvent chargés et auxquels leur nombre et leurs moments peuvent à peine suffire, les détails également immenses d'un service non moins pénible. .? Le service de la bienfaisance publique, tel qu'il est rempli par les