‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 107 sur 150 · Cité par Lamartine · texte numérisé non relu

Cité par Lamartine

(lo*)

i5ï2 i/assist.vxck de 1848 A 1801

plaisir à la mère coupable et vous la déchargez des conséquences. Que diriez-vous d'un hospice destiné à soulager les ivrognes?... »

A la Commission d'assistance on se divisa en deux camps. Dans Tun, combattaient les hommes d'action ardente, les disciples de saint Vincent de Paul, les « commissaires chrétiens » ; dans l'autre, les économistes de Técole anglaise, les administrateurs, les bureaucrates.

Effrayés de la marée montante des abandons, les conseils généraux, sous le (gouvernement de Juillet, avaient demandé soit la fermeture des tours, soit la réduction du nombre des hospices dépositaires. En i85o, il n'y avait que 72 tours au lieu de a5o, i5q hospices au lieu de 296. A Paris, on appliquait le système des tours surveillés : des agents postés aux abords de l'hospice pei*suadaient aux femmes de garder leurs enfants ; pour empêcher les abandons, des secours préventifs, secours d'accouchement, secours d'allaitement, étaient libéralement accordés aux femmes et aux lillesmères.

« J'entrepris, dit M. de Melun, de réagir contre ce système qui me paraissait à la fois barbare et immoral, encourageant et récompensant la débauche des femmes et expossint à la mort les enfants ^ . » Ainsi compris, le tom* devenait une sorte de guet-apens, la police se cachait sous le manteau de la charité.

La propagande d'Armand de Melun réussit : « Je parvins à gagner tout le monde, M. Thiers compris, à l'exception

d'un seul, M. de Rémusat Pénétré des axiomes si

douteux de l'économie politique, imbu des doctrines de l'administration, il ne pouvait admettre ces délicatesses de la charité qui cache une faute pour éviter un crime et aime mieux sauver un enfant par le secret que par le scandale *. »

Dans son i*apport, M. de Melun compai*e le tour et le

Page 1