CHAPITRE SIXIÈME l
de i85o; elle poursuit le môme idéal avec une inspiration nouvelle. Le programme est presque réalisé, par d'autres moyens que le tour.
« L'enfant protégé même avant de naître, reçu dans le tour, accueilli dans la croche, nourri à la campagne, fils adoptir d'une famille ou élevé dans une colonie, rencontrera à chaque pas de cette vie si compromise et si exposée au début, des institutions qui le conduiront sans effort à une position, à un état honorable et à un avenir que semblait lui refuser sa naissance. Pendant ce temps, la société ira s'asseoir auprès de son berceau, le suivra à l'école, à l'église, dans l'atelier et jusque dans les champs, et mettra ainsi toute sa puissance et sa générosité à combler le vide immense que creuse autour de lui le crime ou la faute de sa mère ' . »
Il est une catégorie d'enfants plus malheureuse encore que les enfants assistés. O sont ceux qu'une faute précoce, dont ils ne sont pas toujours responsables, a amenés devant la justice. La loi du 12 août i85o' est relative à l'éducation et au patronage des jeunes détenus. En la revendiquant pour l'examiner, la Commission d'assistance montrait son désir d'humaniser la répression appliquée à l'enfance. La peine, si le mot est permis, (juand il s'agit de responsabilité
lenienl abaiidoiuiés ; — du ly avril 1898 pour la répression des violences, voies de fait, actes de cruauté et attentats commis envers les enfants ; — du 37 juin 1904 sur le service des enfants assistés ; — du 28 juin 1904 sur l'éducation des pupilles de l'Assistance publique difllciles ou vicieux ; — du 22 avril 1906 sur la situation des enfants secourus. A côté de Théophile Roussel, il convient de rappeler les noms de Dufaure, de Jules Simon, de Schœlcher, de Gaufrés, de MM. Bérenger et Paul Strauss. Le Conseil supérieur des prisons est saisi d'un projet de codiilcation (générale des lois sur l'enfance coupable.