‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 110 sur 150 · I. Rapport de M. de Mehm · texte numérisé non relu

I. Rapport de M. de Mehm

a. Rapport de M. Corne. Compte rcndUy .\nnexes, t. IV, p. 65. Première délibération, t. VIIT, p. 534; deuxième, t. IX, p. 108-117; troisième, t. X, p. 162.

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aUéiiuée, doil iMre éducative et la prison Iransformée en école. Les condamnés deviennent des pupilles. La société se substitue à la famille souvent indigne ou impuissante. Sous le Gouvernement de Juillet, la réforme pénale avait provoqué les brillantes études de Beaumont, de Tocqueville, de Bérenger de la Drôme. A la suite de Liancourt, ils avaient visité les péniteneiei's d'Amérique. La grande Commission de 1840 avait repris les idées d'Howard et de Beccaria. Boinvilliers et Dupetit-Tliouars en avaient soumis les conclusions à l'Assemblée législative ; la prison en commun pour les adultes était remplacée par l'emprisonnement individuel ; les bagnes étaient supprimés, les criminels de droit commun déportés, les libérés envoyés dans des colonies de travail \

La loi de i85o s'applique aux bataillons scolaires de l'armée du crime. Le contingent est de 12,000 enfants, dont 5,ooo prévenus et 7,000 détenus. L'Etat est leur tuteur, il leur doit sa protection; il est leur éducateur, son patronage doit s'étendre au delà des murs de la maison de correction. Il faut « réformer ces natures livrées à de mauvais penchants et les préparer pour un avenir honnête. Il importe qu'une éducation paternelle vienne se joindre aux sévérités de la discipline ; que ces enfants soient appliqués à des travaux qui répondent le mieux dans l'avenir à leurs besoins individuels et aux nécessités de l'ordre social* ».

L'initiative privée avait tracé la voie aux |>ouvoii's publics. A Mettray, colonie modèle, on rend aux enfants mi toit, ime famille ; on leur refait une conscience. Ils sont divisés en famille de quarante, et se relèvent par la vie agricole. C'est, suivant le mot de M. d'Hausson ville : « l'amendement de la terre par l'enfant et de l'enfant par la terre. » Les uns s'engagent dans l'armée % les autres se reclassent

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