Programme de la Revue républicaine de i
ao l'assistaxck de i848 a iH.")!
de la journée de travail, le minimum de salaire, et, au moyen de prélèvements sur les patrons et les ouvriers, une caisse d'assistance pour les sans-travail. Marrasl veut organiser le travail pendant les chômages, agrandir les maisons pour les vieillards et les infirmes \ « Si l'organisation politique vers laquelle nous aspirons n'avait pas pour effet d'améliorer la condition des classes pauvres, nous cesserions de nous occuper de politique*». « Toute une classe de la population, dit François Arago, est torturée par la misère et la faim : ce mal ira en empirant Il faut organiser le travail*. »
Certains républicains, sans cesser d'être révolutionnaires, admirent l'Evangile : ils cherchent à jeter un pont entre le christianisme et la Révolution française, tous deux fondés sur l'égalité sociale. Bûchez professe « un catholicisme positif
fondé sur le dogme révélé mais déformé et incomplet.
Celui que l'on proposait à l'adoration était moins l'homme- Dieu qu'une, sorte de Christ social, personnel à la vérité, vivant, mais mal défini*». Son journal, ï Atelier, « ne fut pas
sans action religieuse sur les ouvriers de Paris Si ce môme
peuple, qui avait brisé la croix en i83o, lui a porté les armes en 1848, si les prêtres outragés et menacés dans les rues après les journées de Juillet, y ont trouvé, après celles de Février, une pleine sécurité et même souvent des hommages, on le dut en partie à l'influence de Bûchez et de ses disciples^».
Pour Barbes, pour Blanqui, aussi bien que pour Mazzini, Jésus est un ancêtre et un précurseur du socialisme. « Nous sommes chrétiens selon Jésus de Nazareth, dit une brochure, car Jésus n'était autre qu'un républicain vertueux, qui fut inspiré par l'Être suprême en révélant une loi nouvelle dont