‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 12 sur 150 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

les bases consistaient à mettre tous les hommes au même niveau * . »

« Le droit du pauvre à Texistence, disait Barbes dès 1887, n'est point périmé et c'est ce droit auquel le démocrate, rtls de Marie, donnait la sanction de sa puissante parole lorsqu'il s'écriait : Les riches ne sont que les économes du bien des pauvres. » La brochure est intitulée : « Quelques mots à ceux qui possèdent, en faveur des prolétaires sans travail » ; c'est un appel véliément à la charité, un parallèle entre l'opulence des uns et la pauvreté des autres*. Elle fait songer au mot terrible de Chateaubriand : a Rien ne pourra conserver une société où des individus ont deux millions de revenu tandis que d'autres vivent dans la misère et dans la pourriture \ »

Les uns cherchaient un remède dans une sorte de nationalisation du crédit : « La loi, écrivait (iodefroy Gavaignac, doit être arbitre entre le plus fort et le plus faible. Le travailleur est abandonné à la commandite du capital privé. Il faut que l'Etat arrive avec son crédit supérieur et le place comme un recours entre le capital privé et le travailleur. En 1789, on nationalisa le sol accaparé par les riches et les privilégiés. Nous disons qu'il faut, en présence du développement industriel, nationaliser le crédit accaparé par les privilégiés et les riches*. »

Les autres voulaient le développement de l'assistance par le droit au travail; cette formule revient sans cesse sous la plume des hommes du National et des hommes de la Réforme. Quant au socialisme sous les diiférentes formes, il implique la suppression du paupérisme et, par suite, l'inutilité de l'assistance, formule incomplète de fraternité. « Le socialisme, disait Mazzini, est une conséquence pratique de la fraternité enseignée par le Christ. » « Il est, écrivait Joigneaux, tout ce qui tend à rendre la société meilleure, les hommes moins

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