‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 112 sur 150 · CHAPITRE SIXIEME ID · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIEME ID

sept malades par an. Même inégalité dans la répartition territoriale : ^3 eheTs-lieux d'arrondissement sont privés dliôpitaux. Le rappoii de Melun (dn Nord) est \n\ plaidoyer passionné en favenr de l'assistance hospitalière de l'ancien i^égime. Par réaction contre la doctrine révolutionnaire, il critique l'extension indéfinie des secours à domicile. « Où trouver des médecins plus habiles que dans les hôpitaux? une propreté plus exquise, des secours de la charité et de la religion plus multipliés? »

Les hospices «rinlirmes et de vieillards sont plus difliciles à défendre. 11 vaut mieux laisser ces malheureux au milieu de leur famille que <le les enfermer, loin du foyer domestique, avec des honunes que leur âge, leurs inHrmités, rendent tristes et moroses conune eux....

« La vie comnume (»l disciplinée appliquée à des honmies <le mœurs, d'humeurs, d'états si différents, devient pour eux un supplice.» Une disposition de la loi permet de transformer h»s lits d'hospic(» qui n'ont pas de destinations spéciales en pensions annuelles, réforme appliquée à Paris par Davenne, après le choléra de 1849.

Les règles d'admission et d'administration sont établies avec un soin minutieux. Aucune condition de domicile n'est exigée pour celui qui tombe malade dans une commune où il y a un hospice. « Olui qui, par son travail habituel, apporte à la cité un tribut quotidien dont elle profite toujours, ne doit pas être repoussé de son sein. »

« N'oublions pus, dit-il en paillant des ruraux, ces hommes (pii nourrissent les villes sans participer à leurs avantages, qui paient l'inqiôt du travail et du sang (car ils forment la meilleure partie de notre armée), dont le salaire est minime, qui auraient peut-être» ([uelques sujets de plainte et que nous ne trouvons jamais dans les émeutes que pour les combattre'. »

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