I. Rapport. Compte rendu, Annexes, t. IX, p. i^a
170 L ASSISTANCE DE 184B A l83l
geuscment la torsion du linge à main d'homme ». A Paris, les quatre-vingt-dix lavoirs publics sont mal installés et peu hygiéniques, ils n'ont même pas d'appareil de lessivage. Le blanchissage d'une famille d'ouvriers coûte trop cher, afr. lo y compris le temps pour aller au travail et en revenir. La commission s'était entourée des informations les plus complètes; des médecins comme Trélat et Gilbert lui avaient fourni des notes. Cette loi fut votée sans discussion. On objecta devant la commission la crainte de ne faire profiter des progrès de l'hygiène que les grandes villes. Etait -il opportun de concentrer les privilèges de bien-être dans les grands centres de population? N'était-ce point offrir un appât de plus à la désertion des campagnes? La commission passa outre; elle ne s'arrêta pas davantage aux réclamations des propriétaires des bains et lavoirs établis à Paris.
Il ne s'agissait pas, comme le prétendaient ces commerçants, de leur faire concurrence; l'Etat était dans son droit en poussant les communes si récalcitrantes en matière d'hygiène à faire des essais utiles à la santé publique.
La loi du i8 décembre i83o sur le mariage des indigents fut surtout inspirée par un souci de morale religieuse \ Elle fit partie de ces mesures sur lesquelles comptait l'Assemblée pour rendre à l'Église la direction des consciences. Elle était aussi destinée à préserver la famille, surtout dans les grandes villes, de la plaie du concubinage. De là son double objet :
I. Proposition Bouhier de l'Écluse. Impp. n' 472» — Rapport Lemaire. Compte rendu, Annexes, t. V, p. lag. — Première délibération. Compte rcndUj t. X, p. 277. — Deuxième délibération. Compte rendu, t. X, p. 419. — Troisième délibération. Compte rendu, t. X, p. 6o3. — Archives de la Chambre, n' 1095.