Voir chapitre HI
2. Comptes rendusj Annexes, t. X, p. 6o5 et suiv. Il concluait à Pinlerdiction absolue des travaux publics les dimanches et jours fériés ; aux termes de Tarticle i3, les dimanches et jours de fctes légales, il était réservé, sauf les cas de service urgent, deux heures au moins de la matinée à tout militaire des armées de terre et de mer pour le libre accomplissement de ses devoirs religieux.
3. Proposition Lanjuinais et Seydoux. Impr. n' 783. — Projet du Gouvei»nement. Compte rendu. Annexes, t. VUl, p. 87. — Rapport de Salmon. Annexes, t. XIIÏ, p. 198. — Première délibération, t. XIII, p. 332 ; deuxième délibération, t. XIll, p. 5ii; troisième délibération, t. XIV, p. 67.
GHAPITRK SEPTTEMK I77
de métiers. Elle contiendrait des bureaux de placement pour les ouvriers et tous les renseignements propres à éclairer le public sur les divers éléments du travail : le prix des marchandises, le taux des salaires, en mi mot toutes les indications qui intéressent le patron et l'ouvrier, le producteur et le consommateur, y seraient recueillies et exposées avec soin^ ».
La Législative, comme la Constituante, aborda résolument les problèmes des retraites et de la mutualité.
L'institution d'une caisse fondée ou encouragée par l'Etat avait été proposée par Lavoisier à la veille môme de la Révolution; elle avait occupé la Constituante et le Comité de mendicité. Mirabeau l'avait soutenue; elle n'avait échoué que devant la crainte de la loterie*. Sous la Restauration, Liancourt qui avait étudié aux Etats-Unis, à Hambourg et en Angleterre les institutions d'épargne populaire, avait fondé la Caisse d'épargne de Paris \ L'idée d'une caisse de retraites était étudiée par des philanthropes comme Mourgues, membre du Conseil général des hospices, et Macquet, ancien agent de la Caisse des Invalides de la marine. Les Saint-Simoniens, Olinde Rodrigues et d'Elichthal, avaient fourni des chillres pour la rédaction d'un projet qui devait être soumis aux Chambres à la session de 1848.
1. La question du placement occupa plusieurs fois la Société d'Economie charitable. La Commission d'assistance fut saisie par « Pillard, ouvrier lampiste, membre de la Confrérie de Saint- Vincent-de-Paul, 21, rue Sainte- Apolline », d'un projet de « bureau national de placement pour les tre' vailleiu'S avec registres d'inscriptions » ; il y aurait a des travaux se raj prochant de leur profession, pour ceux qui sont sans famille ou don
•les parents sont secourus par l'Assistance publique ». (Archives de la Chambre.)
2. Sur les projets Lafarge et Duvillard, voir notre livre : La Roche/ou' cauld-Lianconrtj p. 182 sqq.