‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 125 sur 150 · W., p. 447 sqq · texte numérisé non relu

W., p. 447 sqq

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La société a-t-elle le droit d'abandonner le vieillard qui a travaillé toute sa vie et qui reste sans ressources ? Gomment doit-elle le secourir ? Comment Tinviter à s'assurer un asile et du pain pour ses vieux jours ? Comment Taider à s'abriter de la maladie, du chômage ? « L'épargne, l'assurance et l'assistance ont toutes trois le même but qui est de parer aux éventualités fôcheuses de la vie.» L'épargne et la prévoyance, « c'est l'assurance contre la misère. Quant à l'assistance, il est évident que c'est surtout dans les circonstances critiques de la vie, maladie, chômage, vieillesse ou mort de celui qui faisait vivre les siens, qu'on crie à elle et qu'elle doit intervenir. Mais tandis que l'assurance vise uniquement à réparer les dommages pécuniaires qui sont les conséquences de ces coups du sort et implique certaines prestations de l'assuré, l'assistance cherche surtout un remède aux souffrances physiques et morales qu'ils entraînent et ne demande rien à l'assisté \ »

Waldeck-Rousseau fiit le premier à proposer à la Constituante le 10 juin 1848 un projet de prévoyance sociale. Il organisait des caisses ouvertes à des associés intéressés et à des associés libres. Elles devaient subvenir aux retraites, aux secours temporaires et aux secours de chômage. Elles étaient alimentées par le versement des sociétaires et par une contribution régulière des commîmes, des départements et de l'Etat. C'était une sorte de taxe des pauvres, imposant les contribuables au profit de la prévoyance*.

Du même principe procédait la proposition de Rouveure qui frappait les patrons d'une contribution obligatoire au profit des sociétés de secours mutuels*. Le 19 février 1849, rapport de Ferrouillat, au nom du Comité du travail*. Il

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