‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 145 sur 150 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

rÉtat le fardeau de la vieillesse et des individus. Tout son rôle consiste à offrir le secours de son administration et de son règlement aux caisses de retraites particulières. Il serait périlleux d'aller plus loin, de donner des subventions et des primes : « Assumer directement ou indirectement la charge de pourvoir à la vie de celui qui a travaillé pour soi et qui devait songer à s'assurer la subsistance dans Tavenir aussi bien que dans le présent, dans les bons et les mauvais jours, c'est... accepter une obligation qui, dissimulée au début, rapetissée à dessein, pourrait, avec le temps, devenir accablante... L'Etat n'a pas de trésors incoimus, le riche ne l'ournit qu'une inliniment petite partie du revenu public, parce que c'est la totalité des citoyens qui seule est productive. Dans tous ces systèmes, on prend a des pauvres pour donner à d'autres pauvres. »

« Aujourd'hui, prophétise-t-il, on poserait le principe en se contentant d'un faible chiffre. Dans dix ou vingt ans, sur la proposition de quelques démagogues menaçants, au principe modestement posé on ajouterait des chiffres énormes. »

Comme remèdes à la vieillesse, il faut s'en tenir aux hospices et aux secours à domicile.

Nous avons vu^ comment les catholiques sociaux avaient jugé ce rapport. L'Assemblée tout entière s'en trouvait si gênée qu'elle lui refusa la discussion générale. Pour le résumer d'un mot, c'est un procès-verbal de carence. Thiers l'avoue, non sans naïveté, quand il parle « de diminuer la fatale et dangereuse masse du bien promis et malheureusement impraticable ». De peur de trop promettre, il ne promet plus rien. Aux auteurs de la Révolution de 1848, il

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