‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 17 sur 150 · Ibid,, p · texte numérisé non relu

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3. La dernière édition antérieure à la Révolution de 1848 est de i845 avec cette devise : Qui dnt pauperi non indigcbit; l'aumône n'appauvrit jamais. Le manuel était rédige sous l'inspiration de la princesse de Beauvau-Craon.

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désordre, accueille et encourage le repentir, secourt sans rhumilier la misère qui se cache, et, presque toujours, à l'aumône ajoute la parole qui console et qui rend meilleur. » Suit, dans un ordre méthodique, Ténumération des œuvres de naissance, d'éducation, d'apprentissage, des œuvres contre l'abandon et les maladies des enfants. Il y en a quatre pour les femmes en couclies, onze pour la visite des pauvres et le soulagement des malades et des vieillards ; il y a sept œuvres de correction, de pénitence et de réhabilitation, trois patronages pour les misères spéciales; onze congrégations religieuses se vouent à l'entretien et au service des pauvres.

Depuis i8i5, la charité privée s'est développée sous l'égide de l'Eglise ; elle est, sauf de rares exceptions, entre les mains des paroisses, des congrégations ou de sociétés aniiTiées de l'esprit confessionnel. Saint-François-Régis secourt les pauvres dans les hôpitaux et marie les indigents. La Miséricorde aide six cent dix familles indigentes. Saint-François-Xavier, la Sainte-Famille s'occupent des vieillards. La Sainte-Enfance patronne les jeunes flUes indigentes et leur donne l'instruction professionnelle. Les refuges du Bon-Pasteur recueillent les jeunes repentantes. La Propagation de la Foi compte sept cent mille associées. Un grand nombre de communautés de femmes se consacrent exclusivement aux pauvres malades ou honteux : les Dames de Saint-Thomas-de-Villeneuve, les Augustines, les Filles de la Charité de Nevers, les Sœurs de Sainte-Marie, de Sainte-Marthe, les Dames de Bon-Secours, celles de Notre-Dame de la Cliarité, couvrent la France d'un réseau d'hôpitaux, d'écoles et de maisons de secours. Les Petites-Sœurs des pauvres, fondées en 1841, à Saint-Servan, par l'abbé Le Pailleur aidé de deux ouvrières, pourvoient, par des dons recueillis au jour le jour, à l'entretien des vieillards sexagénaires. En 1844» le curé de Saint-Rocli crée avec Cormenin lui patronage pour le renvoi dans leurs familles des jeunes filles sans place \

I, Archives de la Seine. Fonds des arrêtés réglementaires (n* 499^)*

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