‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 3 sur 150 · Gérando, Traité de Bienfaisance publique, introduction · texte numérisé non relu

Gérando, Traité de Bienfaisance publique, introduction

2. Recueil de mémoireft sur les établissements d'humanité^ publié par ordre du Ministère de l'intérieur, Paris, ans VII-XI, i5 vol. in-8. Les traducteurs sont : Dnquesnoy, Barbé-Marbois, Grégoire, Gallois; Liancourt y abréf^a l'ouvrage de sir Morton Eden, sur VJIistoire des classes travaillantes de la société en Angleterre depuis la conquête jusqu^à Vépoque actuelle.

ClIAPITRK PREMIER 9

Sous le Coiisulal (M l'Empire, riiisloire de l'assislanee lient en quelques lignes. Bonaparte ne s'en occupait qiu» dans la mesure où elle touchait à la police ou à la sûreté publique. Tout le reste était abandonné aux minisires et aux préfets : les bureaux de bienfaisance, les conseils des hôpitaux étaient à la nomination du pouvoir central. Un régime de fer livrail les sociétés privées à la discrétion du gouvernement. Au fond, la seule question qui intéressât TEmpereur fut la répression de la mendicité. Du décret de 1808 date la création des dépots (|ui, du reste, détournés de leur destination, n'arrivèrent ni à relever, ni à réprimer, ni à assister.

(Vest vers l'initiative privée qu'il faut se tourner pour constater (juelques progrès. La Société de Charité maternelle ouvre, en ï8oi, les premières salles d'asile; la Maison philanthropique organise les secours en nature sous Corme d'aliments pour les indigents et de médicaments pour les malades. Le premier fourneau qui distribue des soupes à la Rumford date du 21 pluviôse an VIII (10 février 1800). Liancourt et Benjamin Delessert fondent les premiers dispensaires. En Tan XII, la société encourage les premières associations d'ouvriers, formées dans un but de prévoyance \ La Rochefoucanld-Liancourt, ce grand remueur d'idé(»s, dont l'histoire* se confond avec celle de la philanthropie française, crée, en ventôse an VIII (février 1800), le premier établissement de vaccination '.

La Restauration est marcpiée par le développemeni des associations charitables, presque exclusivement formées sous une inspiration confessionnelle. C/est l'âge d'or des congrégations d'assistance cl de leurs œuvres de patronage, de charité hospitalière, d'éducation religieuse, de secours aux libérés ou aux jemies détenus. L'Assistance publique ne se signale que par les réformes de détail accomplies à Paris par

1. Voir Péaii tic Saîiïl-Ciilles : La Maiaon philanlhropique de Paris, p. 57, sqq. ; Les Happovts cl Comptes HendiUi de la Sociélé philanthropique, et notre livre sur La Roctiefoucauld-Liancourty p. 262, «q<i.

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