La liochcfoiicauld'Lianeourt, oiiv. elle p
lo î/assistaxge de 1848 A l85l
le Conseil gëiiéi*al des hôpitaux. Liaiicourt fonde, en 1818, la Caisse d'épargne el de prévoyance de Paris ' .
A côté de la Congrégation, et contre elle, la bourgeoisie libérale s'initie à ses devoirs en fondant des œuvres en dehors de l'inspiration confessionnelle.
Gréée en 1821, la Société de uioi*ale chrétieiuie est une école de vertus sociales el un instrument d'action pour le futur personnel du régime de Juillet. Ce fut le rendez-vous commun de ceux qui cherchaient, dans un christianisme épuré réduisant le dogme au minimum, un moyen de moralité en même temps qu'une garantie contre le fanatisme. Dès 1823, le duc d'Orléans y est entré avec son fils, le duc de Chartres. De Broglie, Guizot, Benjamin Constant se succèdent à la présidence; Dufaure, Tocqueville y publient leurs premiers essais ; Lamartine y fait son apprentissage d'honune d'Etat et son éducation de démocrate. Par ses fondateurs, la société se rattache à l'Evangile et à la Révolution. « S'il est possible, disait Lamartine, de distinguer l'âme de ce grand mouvement social, à coup sûr c'est le principe chrétien, c'est le principe de l'assistance mutuelle, de la fraternité humaine, de la charité légale. On le voit sortir, jaillir à chaque loi de l'Assemblée constituante, et briller même au milieu de tant de ténèbres, dans les orages de la Convention. Alors on faisait des lois politiques barbares et des lois sociales douces et humaines*.» Dans la salle de la rue Taranne, protestants et catholiques libéraux se confondent pour déjouer « les tentatives ultramontaines el celles de la Contre-Révolution' » et pour combattre « les congrégations réorganisées en ateliers politiques et dans le sanctuaire * ». On agit par le livre et par l'exemple ; on s'occupe de tous les persécutés; on soutient les Cirées el les réfugiés polonais. Des
I. La Rochefoncauld^Liancourty p. 424» sq<ï- 3. Discours du 3o avril i838.
3. Uippolyte Camot, discours du 18 avril ]836. Papiers de famille communiqués par M. le capitaine Camot.
4. Villenave, NoticCj dans V Annuaire de la Société, l. VI, p. 62.