‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 43 sur 150 · I. iloinpli' rendu, l. III. p. y^â · texte numérisé non relu

I. iloinpli' rendu, l. III. p. y^â

u. Pelh'tiei' clait railleur iVuii projet or^^aiiisant des ventes en eonunun «( dans des maisons de solidarité fondées par l'Ktal dans tontes les eomniunes ». Les eoiuniunes prélevaient einq eentinies par frane sur le salaire de tous les travailleurs, moyennant cpuii, elles se eliarg:(*aient de leur procurer du travail.

'\. Voir notre livre sur LWitHlslnnce sous la Lés>^iHlntU'r et la (^ofivenlion, p. .M sq«i.

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droit au travail pour les valides, le droit à rassislance pour les iniirmesV Crémieux met le doigt sur la plaie :

« Ce n'est point à raison de l'insurrection de Juin que ce qui était un droit la veille ne doit plus VHvc le lendemain... Ce qu'on voulait, avant Tinsurrection, donner au peuple comme droit, il a fallu désormais ne le lui concéder que comme secours. »

Bîllault plaida vigoureusement la thèse de la dette sociale : « Si cet homme auquel la Société dit : travaille ! vient lui répondre : je suis prêt à travailler, je ne demande pas mieux, voilà mes bras, voilà ma famille qu'il faut nourrir, mais je ne puis trouver du travail, que répondra la Société ? Faudra-t-il lui dire : Je ne puis rien pour toi, meurs, je t'oublie?... Qui de nous niera qu'une Société civilisée ne doive à l'enfant abandonné sa nourriture, sa vie ? Personne. Qui de nous niera qu'on ne la doive également au vieillard, à l'estropié ? Personne assurément. Si cette dette existe envers l'enfant, envers le vieillard, incapable de travailler et conséquemment de se nourrir ])ar le travail, il faut forcément l'admettre envers le travailleur valide qu'un accident, un malheur imprévu, temporaire, a mis dans une situation équivalente à celui à qui la nature ne permet pas encore ou ne permet plus de travailler. Nous ne voulons pas reconnaître une dette absolue, nous répond-on, mais seulement une obligation de bienfaisance, une dette volontaire ; nous redoutons les conséquences possibles d'un droit absolu... Il y avait, sous l'ancien régime, un proverbe qu disait : « Noblesse oblige ». Moi je vous dirai : civilisation oblige : je vous dirai plus : Révolution oblige.» »

C'étaient, dans l'autre camp, des appels à la lutte contre le socialisme.

Il faut, disait Tocqueville. que nous déchargions le pays du poids ({ue cette pensée du socialisme fait peser pour ainsi dire sur sa poitrine... La Révolution de Février doit être chrétienne et démocratique; elle ne doit pas être socialiste... La Révolution française a fait une guerre* énergique, cruelle, à un certain nombre de propriétaires ; quant au principe même de la propriété individuelh». elle Ta toujours respecté, honoré : <dle l'a j)lacé, dans ses consti-

1. Olle doctrine est la seconde doctrine de Rol)espierre. Celui-ci avait commencé par un texte plus radical, aflirmant la dette du possesseur du supei'llu « à l'égard de celui qui manque du nécessaire ». Quand, à l'aide de cette surenchère, il eut abattu les Girondins, il adoucit son texte. Voir notre livre sm* LWssiMance sous la Législatwe 'et la Convention, p. 60 sqq.

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