‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 46 sur 150 · CHAPITRE DEUXIEME 7I · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIEME 7I

une crise pnremenl intérieure que nous traverserons, j'en ai rinslinet : du eœur, citoyens, du cœur, et loujours du cœur pour le peuple, et le peuple donnera le sien, à vous et à la République \ » Ainsi une fois de plus, à la doctrine juridique (lu droit individuel, le poêle o]>posait la doctrine démocratique, celle (pii, conforme à Tesprit <le la Révolution, inscrit dans l(»s lois un certain nombre d'obligations sociales consacrées par des sanctions et fondées sur la solidarité.

Le siège de l'Assemblée était faiL Le droit au travail (amendement de Glais-Bizoin) fut rejeté par 586 voix contre 187. L'article 8 du préambule fut délinitivement rédigé ainsi qu'il suit : « Elle (la République) doit, par une assistance fraternelle, assurer l'existence des citoyens nécessiteux, soit en leur procurant du travail dans la limite de ses ressources, soit en donnant, à défaut de la famille, des secours à ceux qui sont hors d'état de travailler ^ »

L'article i3 du projet de Constilution fut à peine discuté : les réformes proposées portaient sur les institutions de prévoyance et de crédit et sur les travaux publics ])our les bras inoccupés ; la dette d'assistance était reconnue et limitée aux enfants abandonnés, aux infirmes et aux vieillards sans ressources. Personne ne songea cette fois à trouver la rédaction trop hardie. Michel (des (]otes-du-Nord) fit préciser l'intervention des dé])artements et des communes, en matière de colonies agricoles destinées au défrichement et à la plantation des terrains incultes, en faveur des familles pauvres.

Le îi novembre, la question revint pour la dernière fois; Félix Pyat demanda la parole « pour un troisième prétendant à la présidence de la Républi(|ue, le plus légitime de tous:

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