Séance du i^ scplernbre 1848. Compte rendu, t. IV, p
2. Séance du i5 septembre 1848. Compte rendu, l. IV, p. 3'i. — Le citoyen Béchard avait proposé d'ajouter après ces mots : « à défaut de la famiUe » ceux-ci : « et de la commune ». H voulait favoriser « la libre organisation, dans le sein des commîmes, des associations industrielles, des institutions de prévoyance, de bienfaisance, de crédit, des écoles primaires et professionnelles ». Il craignait la concentration exagérée des grands pouvoirs de l'Etat. L'amendement ne fut pas adopté.
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le travail. Le peuple vainqueur, maître de Paris, redevenu le souverain, le peuple en armes et en guenilles, dans sa pauvreté, dans sa modération et sa force, le peuple a fait trois mois de crédit à la République ; il n'est revenu que le troisième mois, je me trompe, le quatrième, jour pour jour, nous apporter son protêt au nom de la misère; au nom de l'humanité, évitons la saisie^ ».
Pelletier fut un des derniers défenseurs du droit au travail. André (du Var) ouvrier, Tabandonna. Gorbon parla du crédit et de l'association. Dufaure, devenu ministre de l'Intérieur, montra la contradiction entre ceux qui, dans l'Assemblée, depuis six mois, cherchaient à mettre en pratique la fraternité et ceux (jui animaient les citoyens les uns contre les autres; il songeait au projet sur l'organisation de l'Assistance publique (ju il allait déposer quelques jours plus tard. « Vous demandez, dit-il, le ca[>ital, le crédit et le travail ; ils s'enfuiront devant des déclarations de celte nature*. » Le droit au travail n'eut plus que 86 voix contre 638. La Montagne seule restait fidèle à la promesse de Février.