‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 54 sur 150 · Rapport Coquerel. Compte rendu, t. VIII, p · texte numérisé non relu

Rapport Coquerel. Compte rendu, t. VIII, p

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sions anarchistes. « Il n'y a point de capitale de l'Europe moderne qui n'ait un Mont-Sacré à ses portes : l'intérêt commun de toutes les classes est de ne laisser aucun prétexte, ni aux malheureux qui regardent de ce côté, ni aux tribuns qui voudraient les y conduire. »

L'assistance doit être distincte de l'aumône qui est avilissante et stimule la mendicité, mais elle est un devoir que la société s'impose et non un droit privé et individuel qu'elle reconnaît : il faut éviter une taxe des pauvres qui reconnaîtrait à l'indigence le droit légal de réclamer sa part de subsides. Une loi sur l'assistance doit être aussi impérative, aussi positive que toute autre; mais une police morale est nécessaire. « Quand un citoyen sollicite des secours, la société est en droit de lui demander pourquoi il les réclame. » L'assistance publique ne doit rien à qui ne le mérite pas.

« Elle ne constitue pas im fonds commun où la paresse, l'intempérance, l'inconduite viennent puiser sous prétexte de souffrance. » L'assistance privée n'est point sans défaut: « On donne énormément, mais la science de bien donner est moins répandue... On donne sans savoir donner. » L'assistance publique devra seconder, guider, instruire la bienfaisance privée; elle ne devra jamais la violenter. « Elle évitera de lui faire concurrence, de lui faire ombrage ou de prendre sa place... Ce serait un 1res grand mal si la nation devenait moins chrétienne et moins fraternelle, parce que la Constitution, les lois et les institutions civiles le deviennent davantage \ »

Gardons-nous de centraliser l'assistance ; il faut localiser la charité. L'autorité doit le moins pofesible se substituer à la famille ; l'assistance publique, au lieu d'attirer le pauvre chez elle, doit se transporter chez lui ; c'est à elle à favoriser la vie domestique, en luttant notamment contre les unions illicites, contre le concubinage régularisé qui n'est qu'un ménage et non un mariage, contre ces habitudes de vie en commun qui ne sont licites ni devant la morale, ni devant la religion. « Il

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