‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 57 sur 150 · Compte rendu, t. VI, p. ai · texte numérisé non relu

Compte rendu, t. VI, p. ai

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les infirmités, vous ne leur avez donne rien, ou presque rien. Elles ne peuvent pas attendre, celles-là... L'autre jour, on nous refusait la qualification de grande Assemblée Constituante; qui sait ? peut-être les malheureux diront la bonne Assemblée quand nous leur aurons donné cette institution bienfaisante. « Lagrange fut seul à appuyer cet orateur candide. » « Il faut voter, il faut voter ! » criait le citoyen Mole. « Pardon, Monsieur Mole, répondait Lagrange, c'est pour ceux qui ont faim, que je vous prie de me laisser parler. » La proposition Ceyras fiit rejetée par 4i4 ^^^^ contre 809 \ L'Assistance publique n'avait pas encore sa charte, elle l'attend toujours.

La Constituante fut plus heureuse en réalisant la réforme de l'Assistance publique de Paris.

Alors, comme aujourd'hui, cette grande administration fonctionnait suivant des règles spéciales. Un arrêté du 27 nivôse an IX partageait les pouvoirs entre un Conseil général d'administration, dit Conseil général des hôpitaux, hospices civils et secours de Paris, et une Commission administrative. Le nombre des conseillers fixé d'abord à ii fut porté à i5 en 1818: nommés au début par le ministre de l'Intérieur, ils furent ensuite désignés par le chef de l'Etat.

La Commission administrative, composée de cinq à six membres, était placée sous les ordres du Conseil général: elle avait l'action executive et elle était salariée : le décret du 29 germinal an IX avait réuni dans un seul faisceau les deux branches de l'administration des pauvres longtemps séparées, les secours à domicile et les soins hospitaliers.

La Commission administrative parisienne différait de celles des départements en ce qu'elle était plus nombreuse, en ce

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