‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 58 sur 150 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

qu'elle était placée, non sous la tutelle du conseil municipal, mais sous celle du Conseil général des liôpitaux, en ce que les fonctions de ses membres n'étaient pas gratuites.

Cette triple dérogation s'expliquait par la grandeur et la complexité du service qu'il s'agissait d'assurer.

Au moment de la Révolution de Février, il comprenait 3.5oo employés salariés ; le budget était de i4 à i5 millions par an. (irAce aux heureuses réformes du comte de RambuteauS les dix hôpitaux généraux et les sept hôpitaux spéciaux, y compris la maison de santé du faubourg Saint-Denis, renfermaient 7.174 1*1*^» contre 5.184 en 1887, ^* recevaient, par an, 9.000 malades. Quatre grands hospices et sept maisons de retraite accueillaient 8.o(k> vieillards et intirmes des deux sexes. Ils comptaient 10.579 lits, contre io.55i en 1837*. Il y avait, en outre, 599 lits d'enfants trouvés ou orphelins. Les services généraux étaient assurés par la boulangerie Scipion, la cave générale, la pharmacie centrale. La tilature des indigents, qui continuait Tétalilissement national fondé pendant la Révolution \ occupait 6.000 travailleurs à tisser la toile destinée aux établissements de bienfaisance. La population assistée comptait 95.177 individus formant 87.480 ménages. Des secours temporaires étaient donnés à 299.887 personnes. Plus d'un tiers de la population totale recourait à TAssistance publique*.

Le Conseil général comprenait des philanthropes et des

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