Voir chapitre I, p
2. Compte rendu officiel. Archives de VAssiatance publique, — La différence entre le nombre des lits et le nombre des hospitalisés vient, sans doute, de ce que 2.579 lits n'étaient pas occupés. — II peut être intéressant de corn* parer ces chiffres avec ceux de 1900. En 1900, les 29 hôpitaux parisiens, y compris la maison de santé, comptent i3,83i lils; les hospices et maisons de retraite en comptent 14,579, y compris les fondations, les lits d'aliénés, les lits d'enfants en tlépot et les lits d'enfants assistés. (Voir V Assistance publique en lyoOy publication oflicielle.)
3. Voir notre note sur les ateliers charitables de filature, dans la Revue philanthropique du 10 décembre 1904.
4. Le chiffre des assistés avait beaucoup augmenté ; en 1847, on ne secourait à domicile que 32,563 ménages, dont 14,690 temporairement et 17,873 annuellement.
go l'assistance de 1848 a i85i
médecins : Breteuil, Lepelleticr d*Aunay, Charles Dupin, Jouvencel, le duc de Liancourt, fils du président du Comité de mendicité. Desportes ; le préfet de la Seine, Rambuteau, le préfet de police, Delessert, en faisaient naturellement partie. Les six membres de la Commission administrative avaient des pouvoirs de chefs de division ; ils étaient nommés par le ministre sur une liste de trois candidats formée par le Conseil général. Chacun des conseillers était chargé de la surveillance d'im ou plusieurs établissements. Des six membres de la Commission administrative, Vun remplissait les fonctions de secrétaire général, deux surveillaient les hôpitaux, un quatrième était chargé des secours à domicile, un cinquième de la gestion des revenus, un sixième du domaine et du contentieux.
La Révolution de Février commença par un changement de personnes. Le 26 février, Thierry, Dumont, Voillemier, furent nommés délégués du Gouvernement provisoire comme membres du conseil municipal de Paris. « Tous trois, dit Dufaure, hommes pleins de zèle et de dévouement,'mais dont la mission essentiellement provisoire et de circonstance n'a pu d'ailleurs être suffisamment définie. » Le 28 février, le Conseil général était dissous, mais la Commission administrative continua à assurer les services. Comme en 1792, comme en i7f)3, comme en i83o, Paris se retrouva aussi humain après la victoire que violent pendant Tinsurrection. L'histoire des révolutions a son contre-coup dans l'histoire de l'assistance. Chacune d'elles se résume en chômages, en crises alimentaires, « en crises de la faim » suivant le mot de Lamartine ; chaque journée laisse derrière elle des blessés et des morts, et l'on en mesure l'importance par Tencombrement des salles d'hôpital. Paris charitable panse les plaies et relève les ruines de Paris révolutionnaire. Février 1848 coûta 668 blessés ; Juin coûta i5oo cadavres du côté de l'Assemblée et 1867 blessés * . Marrast,
I. Le chiffre des insurges tombés sur les barricades est resté inconnu. U y eut 3.076 transportés. Levasseur, t. U, op, cit,y p. 892.