‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 67 sur 150 · CHAPITRE QUATRIEME lOI · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIEME lOI

subventions cl de dons ; il y a une caisse générale et autant de caisses spéciales que de fraternités.

Le plan était fortement conçu.

Il ftit bien accueilli: « A voir les effusions du zèle, dit M. de Melun, on aurait pu se croire dans une réunion de nos œuvres les plus chrétiennes et les plus charitables. Cependant, une pat'ole dite à demi-voix me rappela que la révolution siégeait à côté de la charité. Gomme une des dames associées aux œuvres anciennes de Madame de Lamartine demandait s'il ne serait pas à propos de convoquer à la prochaine séance Tabbé de la Bouillerie, le vicaire général chargé par M. Tarchevéque de Paris de le représenter auprès des bonnes œuvres : « Est-ce que par hasard, dit à demi-voix en se penchant vers sa voisine la femme d'un homme célèbre, nous allons retomber dans la prétraille ? ^ »

La seconde réunion eut lieu le i3 avril. Les invitées ftirent exactes, sauf deux ou trois qui n'étaient venues la première fois, dit M. de Melun, que « pour attirmerleur dévouement au pouvoir et faire montre de leurs toilettes officielles »*. Chaque dame apporta le nom de la famille qu'elle avait adoptée et des personnes qu'elle s'était associées. Les statuts furent simplifiés : les conseils de communauté ne furent pas maintenus, le système fut réduit à trois degrés : fraternités, composées de dix membres, conseils de famille, composés des chefs de 25 fraternités, et Conseil général. Chaque fraternité disposait de ses ressources, sauf un versement de dix centimes par semaine dans la caisse du conseil de famille.

Comment fonclionnèrent les fraternités et quels en furent les résultats? Au début, il y eut, suivant l'usage, beaucoup d'ardeur et de dévouement; mi grand nombre de familles

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