MéniolveSy t. U, p
3. Elle est encore mentionnée dans le Manuel des Œuvres et institutions de charité de Paris, publié par ordre de Mgr l'arehevèqiie et par les soins de la Commission des œuvres instituées à rarchevéché. (l*aris, i852, in-12, p. 83 et 84.) Elle est, dit le Manuel, dirij<ce par un Conseil présidé par Mgr rarclicvê(iue de Pai'is. S'adresser à M. Rataud, secrétaire général, rue d'Enfer, 34. Outre les paroisses, citées plus haut, elle s'étend à celles des Minimes, de Saint-Jean, et de Saint-François. (Ilenseignements communiqués par M. Léon Lollemand.)
io6 l'xVssistance de 1848 A i85i
était un lien de plus entre l'assisté et celui qui vient lui donner Tassistance. » Les dizaines se réunissaient mensuellement pour désigner les visiteurs des indigents et échanger leurs renseignements; chaque associé versait un franc par mois. Le comité central composé des présidents et trésoriers des dizaines formait une famille ; en février i85i, on comptait déjà i3 dizaines organisées, on avait réuni 2,100 francs et dépensé 1,600 francs \
L'œuvre présidée jusqu'au 20 novembre 1869 par M. LafTon de Ladébat, puis par M. Charles Fabre jusqu'en 1886, est aujourd'hui dirigée par M. le Pasteur Louis Vernes; elle compte vingt dizaines composées plus parlicuUèrement de dames '.
L'idée qui avait inspiré à M, de Melun et à M^e de Lamartine l'œuvre de 1848 a subsisté, mais sous une forme confessionnelle protestante à laquelle ils étaient loin de s'attendre.
Ni Armand de Melun, ni la Société d'économie charitable ne furent favorables aux ateliers nationaux. Les critiques des Annales ne portaient pas sur le droit au travail qu'admettaient certains de ses collaborateurs', mais sur les méthodes et les procédés d'exécution : « Nous n'adresserons pas au Gouvernement le reproche de n'avoir pas su résoudre le problème de l'organisation du travail; mais quand le résultat de tant d'efforts, de tant de sacritices pour assurer le droit au travail, n'aboutit qu'à l'aumône déguisée qui se distribue aux ateliers nationaux, le moment n'est pas venu de refuser dédaigneusement l'intervention de la charité* ».
Après Juin, il y eut bien des plaies à panser, bien des or-
I. Bibliothèque de l'histoire du protestantisme français, S. 65. a. Œuvre des familles ou des dizaines parmi les membres de l'Eglise réformée de Pai*is. — Cinquante brochures-rapports, Paris, 1904.
3. Voir notamment un article de M. Harou-Romain, 1848, p. 148.