Ibid.f p. lag et sq
IIO L* ASSISTANCE DE l848 A l85l
sion calculée sur ses travaux réellement faits : cette pension se composait de droits proportionnels payés par TEtat, les entrepreneurs, les maîtres, les chefs des exploitations agricoles et industrielles : contre le cliômage, étaient organisées des colonies composées de travailleurs permanents et de travailleurs passagers.
Le problème fondamental était déjà de délimiter les deux domaines, celui de l'Assistance publique et celui de Tassistance privée. Les spécialistes s'ingéniaient à fixer définitivement cette frontière, si mobile en réalité.
A l'assistance privée étaient rattachées les sociétés de secours aux femmes en couches, les crèches, les secours de convalescence, les secours à domicile aux malades, infirmes, ou vieillards indigents, le patronage, les ouvroirs, sauf les ateliers publics en cas de chômages accidentels, les bibliothèques et œuvres de prêt de livres, les sociétés pour la réforme morale des détenus, les encouragements à la constitution de la famille par le mariage civil ou religieux, les sociétés de tempérance, les caisses d'épargne, de prévoyance, de secours de loyers, d'achat d'effets mobiliers. L'Assistance publique se réservait les salles d'asile, les écoles d'apprentissage, les enfants trouvés, orplielins, abandonnés, aveugles et sourdsmuets, les hôpitaux, maisons de secours, maisons d'aliénés et hospices, la surveillance de l'hygiène des ateliers, la fixation de la durée du travail des femmes et des enfants employés dans l'industrie, les bureaux de bienfaisance, la protection des indigents en justice, les dépôts de mendicité, le service médical cantonal.
Ce projet procédait des mêmes principes que celui de M.Dufaure. Le domaine de l'Assistance publique était étendu à l'apprentissage, à l'instruction gratuite, à la protection économique des enfants et des femmes, à la défense des indigents en justice, au placement \