‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 77 sur 150 · lbid,y p · texte numérisé non relu

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CHAPITBK QIATKIKMK ll3

Jamais raclnûrable, mais (orril)le loi de la solidarité, (|uo Dieu a mise enlre les hommes, n'a élé plus visible... Jamais la société n'a pu dire, avee i)lus de raison, que ee qu'elle faisait au plus petit, au plus humble, au plus obscur de ses enfants, elle le faisait à tous\ »

Il y a donc deux méthodes d'assislance publique : « L'une — adminisirative et nu'caniipie — s'exerce comme un métier, a des agents salariés connue interprètes, voit dans le pauvre phitot un créancier (|u'un pupille et h* prend à sa charge et non sous sa protection. Dépourvue de discernement et de prévision..., elle attend (pi'un ouvrier devienne un j)auvre pour l'enq>écher de mourir de faim... et l'enrôle dans la classe des indigents. » L'autre assistance publique « n'aura ni exclusion, ni défiance » ; elle sera plus prévoyante et protectrice (pie secourable... ; elle s'étudiera surtcmt à prévenir l'indigence et. quand elle n'aura pu l'éviter, à la guérir; son action ne classe» pas les individus et ne les humilie pas en les marquant d'un sceau olticiel ; elle exprime simplement la protection de la grande famille, qui devient plus alfectueusi» et plus vigilante en proportion de la faiblesse de ses enfants,; elle aura de moins ces faux pauvres (pie son discernement aura démasejnés ».

Ici apparait la pensée maltresse : le souci d'éviter Tindigence onîcielle professionnelle, (*nfermée et i>ar(pu»e dans des compartiments sans issue : il n'y a d'assistance ellicace (pie celle (pii relève, (pii reclasse, (pii rend au nécessiteux le goût du travail et le ressort de l'activité personnelle. « Plus on associera l'assistance à la prévoyance et à la protection, et plus ou diminuera la dislance (pii sépare l'ouvrier du pauvre, plus on fera perdre à celui-ci celle mainpie jus(pi'ici indélébile (|ui lui rend si dillicile le passage de l'aunuine au salaire \ »

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