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(^s principes sont ceux de la (k>ns(ilu(ion de 1848; elle n'a voulu ni du droit au travail, ni même du droit à Tassistance, mais elle a reconnu à la société « le devoir d'assurer par une assistance fraternelle Texistence des citoyens nécessiteux, d'encourager l'éducation professionnelle, d'établir l'égalité des rapports entre le patron et l'ouvrier, de développer la prévoyance et le crédit ».
Le projet d'Armand de Melun dépasse les limites du projet d'assistance rapporté par (loquerel à la (Constituante. C/esl un code de protection sociale, de patronage, (Véducation et de prévoyance. « Il entre dans Tatelier, dans l'école, conune dans l'hôpital, et s'occupe autant du travail que d(» la souffrance.» Un ensemble d'institutions méthodiques pourvoit à l'éducation de l'enfant, au traitement du malade, aux besoins de l'intirme cl du vieillard, à la ])rotection de l'apprenti: d'autres encouragent l'épargne, recueillenl l'abandonné, réhabilitent le repentir en entourant le libéré de miséricorde: d'aulres, enfin, diminuent pour Tindigenl les frais de procédure, assurent la défense gratuite de ses intértM» civils, prél)arent à l'ouvrier de meilleures conditions de logement, de vêtements. d(î nourriture, et lui permettent de s'élever successivement du prolétariat à la i>ropriété.
Les sociétés et les hospices de maternité s'occupent de l'enfant avant sa naissance ; les crèches le recueillent pendant le jour; les asiles lui donnent « (l(»s habitudes tle discipline et de sociabilité ». L'école doit (Mre développée et prolongée par les classes du soir. 1/instruction doit se combiner avec Tapprentissage; il faut « la rendre obligatoire pour les jeunes (mvriers des manufactures, les orphelins, les abandonnés, les jeunes libérés placés sous la tutelle sociale ». Le patronage des jeunes ouvriers dans les manuTaclures, empochera le travail industriel de dégénérer en servitude. Pour les enfants trouvés et orphelins, sans s(» prononcer sur les méri-
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tes (»ompai*és du lom* et du bureau d'adniissiou, il faut, par des eolouies a^pieoles, assurer leur éduealiou morale el leur instruction professionnelle rurale.
Passons sur les secours aux malades et aux intirnies qui comportent Texlension des s(»conrs à domicile, el venons aux vues de prévoyance.
Metlre les caisses d'cpar^i^ne à Tahri des vicissitudes politi- (|ues, réduire Fintérél des prél*^ consentis par les monls-depiété, développ(T Tassocialion entre maîtres et ouvriers, de façon à transformer « le salaire en bénéfice », vul^çariscr les caisses de reiraile, mais sans imposer de rcleniu» obligatoire ni au patron ni à l'ouvrier, lels sont les principaux traits de la réforme ouvrière, (loutre le chômajce el contre les abus de la concurrence, la société a le droit el le devoir d'intervenir. O (pie les lois de proleclion douanière accordent au capital, les lois (rassistance sociale doivent Taccorder au travail '. « Lors(jue la concurrence se montre inhumaine et déloyale, si elle écrase Tenfant et Tadulte, la loi proléjçera la santé, les mœurs du jeune ouvrier, el imposera des conditions (ràj<e, (rinslruction et de repos à son admission : elle défendra Tadulte contre Tinsalubrité de râtelier, le danjçer des machines et Texcès du travail *. » « D'ailleurs, ajoute de Melun avec une pénétrante prescience de l'avenir, le mouvement qui s'est i>ropajçé dans toute» l'Europe ne permettra à aucun pays d*abuser plus loufçtemps des forces Immaines: la réduction des heures deviendra la loi jfénérale. Il faudrait menu* peut-être, ajoute-t-il, imposer aux industri(»ls (pii occupent un ^rand ncHubre de forces, l'obligation d(» fonder d(»s écoles, des dispensaires, des asiles i)our la maladie (»t la vi(*illess<*, (»t des caisses de retraites'.»
Ainsi i)rolonj?ée et doté(* de fonctions nouvelles, l'assistance publique a besoin d'organes appropriés, (k)nnne dans le projet ('.0(|uerel, il y aura un Conseil supérieur nommé par l'As-
I. AnnnIpH tU' la (Ihnritô, iS^M. |». ^'Ia, a. Ihid,, |). \'2^^.