CHAPITRE QUATRIÈME II
d*assistanco à TAsseniblëe léf^islative, un exemplaire de la broehure orij^inale, aiinolé par Mgr Parisis, évoque de Lanpres et président de la (Commission V Os noies, éerites au erayon au eours d'une leeture familière, montrent de profondes diverjçenees entre Vévéque et Armand de Melun. Mgr Parisis ne trouve pas sulFisante la part faite à la eliarité privée. « La soeiété, dit Tévéque, doit d'abord laisser libres lous les moyens d*assistanee privée et au besoin leur venir en aide, ee qui est le eontraire de la pensée de l'auteur. » Il ne veut pas de la présidence des maires pour les comités d'assistance ; il blàmc l'idée d'un ministère spécial qui rendrait la charité administrative. Il combat l'instruction des apprentis,par crainte « de l'extension du monopole universitaire ». « On confond, disait-il, la société avec le (louvernement. Tout cet ouvrage esl conçu et dirigé comme si l'Eglise n'existait pas... Le système de l'auteur esl que l'Etat ait l'initiative et la haute direction de toutes les (ouvres charitables et que tous les autres agents viennent à son secours, tandis qu'il faut que l'initiative appartienne à la liberté et que le (iouverriemeni, non seulement la laisse agir, mais au besoin lui vienne en aide*. » Ces reproches semblent singuliers quand on songe à qui ils s'adressaient.
Mgr Parisis n'était pas le seul à s'elfrayer des tendances d'Armand de Melun. h* Univers l'attaqua avec vivacité en l'accusant de sacrifier la charité privée à la charité légale et — ce (|ui lui fut plus sensible — de cherclier à gagner un ministère de l'assistance \
Lutte curieuse entre l'homme d'œuvres et l'évéque : l'un la liberté de la charité confessionnelle; il admet pourtant veut l'intervention, l'initiative et le contrôle de l'Etat. C'est un précurseur catholique de la démocratie sociale.