‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 81 sur 150 · Mémoires y t. U, p · texte numérisé non relu

Mémoires y t. U, p

Tl8 L ASSISTANCE DE 18^8 A l85l

Pour IVvéque, TKlal esl réduit au rôle d'auxiliaire, de subordonné, de caissier de l'Eglise; elle devient toute puissante, l'Etat abdique entre ses mains.

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Pour ne pas isoler vv ipii eoneerni» l'assistance privée, suivons-en le mouvement pendant le cours de la Législative. Les œuvres catlioli(|ues se développent librement et s'épanouissent à Tabri de la pi'otection complaisante des pouvoirs publics, hvi^ Annales de la (Jharité sont l'emplies des comptes rendus de leurs assend^lées : les membres du clergé y assistent, à c(Mé des plus illustres irprésentants du comité de la rue de Poitiers. Le 3 lévi'ier i85i, le vicaire général préside le patronage des jeunes ouvrièi*es, placé sous la protection de la Sainte-Vierge et de Sainl-Josepli. Il s'agit « d'accueillir les jeunes tilles à la sortie des classes, des ouvroirs, des manufactures », de leur enseigner un métier, de lem* assurer « une protectrice qui les visite et de les réunir, le dimanche, dans une maison de sœurs où elles trouvent ime classe, une instruction religieuse, des récréatitms ». Les conférences de Saint-Vincent-de-Paul pénètrent dans l'atelier, dans le garni et dans la caserne. Le Dimanche ries Soldats, d'Anatole de Ségur, préconise les patronages militaires, d'où sont issus nos modernes « Foyers du Soldat ». « 11 n'est que deux classes d'hommes cpii portent écrits sur leur front, dans leur démarche, dans leurs vétemenis, ce (pi'ils sont, ce qu'ils pensent-, ce <pi'ils doivent, qui ne peuv(»nt pas faire im pas hors de leur demeure et paraître* en public, sans que chacun les reconnaisse à l'instant et les nonnne avec haine ou avec amour : ce sont le prêtre et le soldat*. »

Les couvents sont « des casernes pieuses. Là aussi, dans cette grande armée de l'Eglise calholique, il y a des soldats,

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