‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 87 sur 150 · II · texte numérisé non relu

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CHAPITRK CINQIIKMK I27

le parti catholique ehercliait à s'entendre avec lui pour faire tourner Texpédition de Rome à la défense de la papauté et du pouvoir temporel, (hélait à (jui duperait Taulre. Armand de Melun connaissait <léjà le président pour avoir eu avec lui l'entrevue secrète d'avril iH/\H» Son ami Falloux était devenu ministre d<* Tlnstruction publique et des ("ultes. M. de Melun vint à l'?]lysée et fut rec^ni par le président. « Je proposais la nomination d'une grande commission, dans laquelle il ferait entrc*r les illustrations et les notabilités du pays, et qui devrait chercher les moyens praticpjes d'améliorer la situation morale et nuUérielle du j)euple, et indi(puM* les institutions les j>lus utiles à fonder (*t à propajçer dans ce but^ ».

Le président hésitant suivant son habitude voulut endormir M. de Melun. Persigny promettait la nomination de la commission cpii ne paraissait point au Moniteur. M. de Melun s'impatientait: « I/atlaire était toujours remise au lendemain lorsqu'enlin ^I. d<» Persifçny vint m 'avouer, non sans (|uelque embarras, qu(» le président était effrayé de cette fi^ran<le commission dont il n(* pouvait'prévoir ni les idées, ni les exigences. Il préférait s'entendre avec moi seul sur ce <pi'il convenait de faire, et m'invitait avenir en conférer avec lui le soiràTÉlysée dont la porte me serait toujours ouverte ». M. de Melun se délia de c(»s avanc(»s : « La prévoyance, l'assistance, n'étaient j>as encore des instruments d(» règne, mais des moyens d'y parvenir. » Cet lioniuH<* honune ne voulait pas mettre la charité au service de la politi<pu*: cetl(^ « exploitation » lui répugnait '.

Le lendemain ('j '3 juin 18^9), il demanda à l'Assc^mblée» de nonuner une conunission (l'assistance de trente membres. 11 m» s'agit pas de fair(» un code d'assistance: depuis les théories de l'AsscMublée constituante de î^Hj) et les promess(»s de la

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