Mémoires, l. II, p
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qui souirrent, je n'ai pas encore rencontré un adversaire, et toutes les fois que j'ai parlé à ceux qui m'entourent et qui votent avec moi..., ils m'ont toujours dit: Courage! nous marcherons avec vous... »
La proposition lut adoptée à l'unanimité. Le soir, chez M. de Falloux, la fille du ministre offrit un bouquet « au triomphateur du jour ». Rue des Capucines, à la soirée du ministère des Affaires étrangères, il fut « le lion de la soirée ». — «Vous avez fait vos affaires vous-même, lui dit Persigny. La cause de l'assistance est gagnée, et vous avez nommé la fameuse commission que vous demandiez au président \.. »
Les bureaux se réunirent le 1 3 juillet. Parmi les commissaires siégeaient les plus illustres représentants de la majorité: Berryer, l'orateur généreux de la légitimité, un peu perdu sur les sommets ; Montalembert, le paladin de l'Eglise, menant la croisade contre la Révolution, transformant la tribune en chaire et les opposants en hérétiques ; Tliiers, bourgeois repenti, regrettant les Trois Glorieuses, et décidé à chercher son point d'appui à droite. Derrière ces chefs, Gustave de Beaumont, Anatole de Melun (du Nord), frère d'Armand; Charles Dupin, l'ancien disciple de Liancourt, devenu conservateur, l'un des fondateurs de l'enseignement technique ; Henri de Riancey, Tardent secrétaire du Comité de la liberté religieuse ; l'aimable Charles de Rémusat, libéral impénitent ; des administrateurs comme Louvet, Raudot, Ancel; le fougueux évéque de Langres, plus tard évéque d'Arras ; Mgr Parisis, des jeunes gens d'avenir comme Buffet. La gauche n'était guère représentée que par Corne, Emmanuel Arago et Athanase Coquerel.
La Commission d'assistance travailla sans désemparer jus-