CHAPITRE CINQUIÈME l
même pas imprimé * : « Considérant que la misère n'est pas de droit divin... », il Tabolit par la création d'une institution sociale nouvelle. Tous les citoyens sont inscrits sur des listes de moralité. Cette inscription donne droit à la fonction ou à l'éducation. Nul ne peut soustraire ses enfants à l'enseignement successif des écoles primaires, secondaires et supérieures. Des bazars fournissent à la consommation de tous les citoyens inscrits. Il y a une agence générale des bazars, composée de 172 membres. Le papier-monnaie sert aux transactions. Des tribunaux de moralité appliquent comme peines l'amende et la radiation. Des collèges de correction et de réhabilitation assurent la possibilité de se réinscrire. Un crédit de dix millions sera consacré à « la mise en train ».
Le socialisme se mue en communisme. A défaut des chefs d'école silencieux, déportés ou proscrits, il se réfiigie en quelques cerveaux fumeux, enivrés par des lectures incomplètes.
Pour trouver des projets plus sérieux, il faut revenir à ceux de la Commission d'assistance elle-même. Le président, Mgr Parisis, ne cherchait naïvement qu'à rendre à l'Eglise son ancienne maîtrise charitable : médiocre et passionné, il présidait les débats sans les diriger. Au début, M. de Melun fut très attaqué. Dans son bureau, Berryer, nommé commissaire avec lui, l'avait combattu : « Le moment n'était pas venu de s'occuper de ces questions sociales qu'on ne parviendrait pas à résoudre pacifiquement à une époque de trouble et de révolution ; il valait bien mieux en réserver l'étude pour un régime plus solide et plus apte à ramener en France le calme et la paix* ».
Dans ses lettres privées, M. de Melun est souvent revenu sur les résistances, sur Tobstruction qui paralysaient ses efforts :
Quand un projet arrive devant la Commission, les ultra-écono-
1. Le lexle manuscril est conservé aux Archives de la Chambre, dossier n' ii65.