‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 93 sur 150 · M. de Melun, Mémoires, l. U, p · texte numérisé non relu

M. de Melun, Mémoires, l. U, p

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mistes commencent l'attaque; MM. Raudot, Desèze, Béchard, Camus, sont bondés de décentralisation. L'excellent évêque de Langres dit un mot des droits de la charité privée et du désir que les fabriques soient substituées aux hôpitaux, et nos pauvres projets ont peine à sauver quelques lambeaux mutilés. Quelquefois Thiers vient k notre aide, plus souvent il nous combat. Quand Thiers nous a attaqués comme socialistes, philanthropes, utopistes, Emmanuel Arago nous défend, et, en nous défendant, il nous achève, car la Commission, eIVrayée de nos agresseurs et de nos auxiliaires, lève la séance, tout ébahie du mal qu'elle allait faire en faisant quelque chose '.

Dès le compte rendu des bureaux, Thiers avait commence sa campagne : il voulait rajourncment du projet Dufaure ; « parcourant à pas de géant toutes les propositions qui, depuis la proclamation de la République, s'étaient fait jour dans la presse et jusque sur les bancs de l'Assemblée Constituante, il les sabrait de toute la vigueur de son ironie et invitait la Commission à le suivre dans ce procès impitoyable « contre les aberrations du jour* ». Il demandait, pour avoir la gloire (île récrire, un rapport général qui séparât «Tinapplicable de ce qui est pratique » ; il prolestait contre les prétentions des ouvriers des villes qu'il appelait « l'aristocratie des révolutions»'. Raudot, déjà décentralisateur S se déliait de Faction de TEtat et de celle de la charité publique « faite avec l'argent des contribuables ; par l'impôt on prend à toute la France, on y paralyse le travail, on y crée la misère pour aller verser dans les villes des aumônes qui créent le paupérisme et attirent la fainéantise ». BuHel, comme la plupart des hommes de son parti, ne comprenait pas d'autre charité que la charité confessionnelle ; les mots assistance laïque n'avaient pour lui aucun sens : homme de gouvernement autant que catholique

I. LeUre à M. de Falloiix du 4 décembre 1849, citée par de la Gorce, Ouç, cité, t. n, p. 338, n.

a. Mémoires f t. H, p. 5i.

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