‹ L'assistance sous la seconde républiqueChapitre 95 sur 150 · Mémoires y l. U, p. 5i · texte numérisé non relu

Mémoires y l. U, p. 5i

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pacte d'alliance à conclure entre elle et la charité publique?

La question passionnait le monde catholique. La Société d'Economie charitable l'avait agitée le 11 mars 1849 ^

Guyot et Alexis Beau voulaient qu'on réservât à l'État un droit d'inspection et de surveillance : « La charité privée rend compte de ses actes à l'administration quand elle s'exerce sous forme collective et. quand elle reçoit de l'argent en dehors de ses ressources propres ». M. de Melun distinguait trois degrés d'associations : celles qui distribuent des aumônes, celles qui exercent les droits de patronage et de tutelle appartenant aux pouvoirs publics, celles qui aspirent à la personnalité civile. Il réservait l'examen du droit d'intervention du pouvoir civil.

Henri de Riancey répondait : « Pas de liberté sans la liberté absolue d'association ; l'erreur des hommes de 1789 était de l'avoir supprimée : l'Etat n'avait d'autres droits que ceux de la surveillance générale qui réprime tous les abus.... » Le donateur a seul le droit de suivre l'emploi de son aumône. Les associations, libres de leur gestion, ne devaient de comptes à l'administration que si elles réclamaient une subvention. Plus hardi que son collègue, au moins à ce moment, M. de Melun, leur accordait, après dix ans de vie, la reconnaissance d'utilité publique de plein droit et la liberté de recevoir des dons et legs quand ils n'excédaient pas la moitié de la quotité disponible. ^ Rétablirait-on, ou non, la main-morte en faveur des congrégations charitables? La question embarrassait les catholiques attachés à la propriété individuelle.

« Tout ce qui tend à dépouiller la famille au profit des étrangers, disait le duc d'Uzès, est une tendance au socialisme, une atteinte au principe sacré de la famille. »

« Comme chrétien, comme homme charitable, ajoutait Guyot, j'admets que les corporations religieuses aient la faculté de posséder des biens qui leur donnent le moyen de

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